ABOU DHABI, 26 mars 2024 (WAM) -- Le Conseil des sages musulmans, sous la présidence du Grand Imam d'Al-Azhar, le Dr Ahmed Al-Tayeb, a été un phare de la pensée et de l'action progressistes depuis sa création il y a dix ans. Le Conseil a joué un rôle déterminant en tirant parti de l'influence des chefs religieux pour aborder et atténuer les problèmes et les crises contemporains, en concevant des solutions et en mettant en œuvre des mesures efficaces et tangibles.
Lancée en 2015, un an après la création du Conseil, l'initiative des "Convois de la paix", lancée en partenariat avec Al-Azhar, déploie des groupes d'érudits, ainsi que des jeunes hommes et femmes maîtrisant la charia islamique et ses sciences, dans différents pays. Leur mission consiste à mener des activités scientifiques et intellectuelles approfondies, en collaboration avec les institutions religieuses et universitaires locales et les organisations de jeunesse. Les objectifs sont multiples : dissiper les idées fausses, favoriser l'intégration positive des musulmans dans leurs communautés, lutter contre l'islamophobie et atténuer les tensions religieuses qui règnent dans de nombreuses sociétés musulmanes.
Les convois de la paix, initiés par le Conseil des sages musulmans, ont traversé de nombreux pays sur tous les continents entre 2015 et 2018. Leur périple les a conduits aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Italie, en Indonésie, au Pakistan, en Afrique du Sud, en Espagne, en Afrique centrale, au Tchad, au Nigéria, en France, en Colombie et au Kenya.
Une autre initiative remarquable du Conseil est la "Charte des 20 principes : Code d'éthique des médias pour la fraternité humaine", une charte professionnelle et éthique, lancée par le Forum des médias arabes pour la fraternité humaine le 4 février 2020. Les 20 clauses de la charte soulignent le rôle central des médias dans la promotion de la coexistence, de la tolérance, de la fraternité humaine et du rejet du sectarisme, de la haine, de l'extrémisme et du terrorisme.
En outre, le Conseil a organisé de nombreux séminaires et conférences internationales visant à promouvoir la paix et la coexistence humaine. Parmi ceux-ci, on peut citer le Séminaire international sur le rôle des religions dans la promotion de la paix et la lutte contre la violence et la haine (2016), le Séminaire international sur l'islam et l'Occident : Vers un monde compréhensif et intégré (2016), la Conférence du Conseil des sages musulmans pour parvenir à la paix au Myanmar (2017), la Conférence mondiale sur la paix (2017), la Conférence sur la liberté et la citoyenneté : Diversité et intégration (2017), la Conférence sur l'Islam et l'Occident : Diversité et intégration (2018), la Conférence mondiale sur la fraternité humaine (2019), le Rassemblement des médias arabes pour la fraternité humaine (2020), le Forum de dialogue du Bahreïn (2022) et le Sommet mondial des leaders religieux sur l'action climatique (2023).
Le Conseil des sages musulmans a également maintenu une position ferme et claire sur la question palestinienne, en défendant les droits du peuple palestinien à établir un État avec Jérusalem-Est comme capitale et en défendant le processus de paix. Il a rejeté sans équivoque toute tentative de judaïsation de Jérusalem et toute division temporelle et spatiale du complexe de la mosquée Al-Aqsa. En outre, le Conseil a encouragé les établissements d'enseignement du monde arabe et musulman à enseigner l'histoire de la mosquée Al-Aqsa et l'importance de Jérusalem dans l'Islam.
Tout au long de l'année 2021, le Conseil des sages musulmans a publié un rapport détaillé sur la position juridique contre les discours de haine dirigés contre l'islam et les processus de litige en Europe, plus précisément en France, en Allemagne, en Angleterre et au Pays de Galles, ainsi qu'aux États-Unis.
En 2023, le Conseil a approuvé la résolution spéciale du Parlement danois, qui interdit par voie législative le "traitement inapproprié" des textes religieux qui revêtent une importance religieuse significative pour les communautés religieuses reconnues. Le Conseil a noté que cette législation marque une étape cruciale dans la promotion de la tolérance, de la coexistence et du respect mutuel des sacrements et des symboles religieux.
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