LONDON, 29 mai 2024 (WAM) - Une nouvelle étude publiée dans la revue Frontiers in Medicine dévoile des preuves stupéfiantes. Les anciens Égyptiens ne connaissaient pas seulement le cancer, ils tentaient également de le traiter par la chirurgie il y a plus de 4 000 ans.
Cicatrices et tumeurs racontent une histoire
Les agences de presse internationales ont rapporté mercredi que des chercheurs ont trouvé des traces de coupures sur un crâne autour d'une grande lésion qui aurait été causée par une tumeur cancéreuse. Le crâne appartenait à un homme qui avait entre 30 et 35 a ns lorsqu'il est mort. Les chercheurs ont également trouvé 30 lésions plus petites sur le crâne, suggérant que le cancer se propageait.
L'étude, dirigée par le Dr Edgard Camaros de l'Université de Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne, a examiné deux crânes de la collection Duckworth de l'Université de Cambridge.
Le second crâne, appartenant à une femme de plus de 50 ans, présentait une lésion cancéreuse importante ayant détruit l'os.
« Nous avons pu identifier des caractéristiques cancéreuses claires en analysant les structures osseuses à l'aide d'un micro-scanner haute définition », a expliqué le Dr Camaros.
Des connaissances médicales avancées pour l'époque
Ces découvertes mettent en lumière les connaissances médicales sophistiquées des anciens Égyptiens, réputés pour leur expertise en anatomie, en chirurgie et dans le traitement des blessures et des maladies. Si le cancer représentait un défi important, les preuves suggèrent qu'ils cherchaient activement à comprendre et à traiter la maladie par une intervention chirurgicale.
Le cancer : une maladie à travers les âges
L'étude souligne également que le cancer n'est pas une maladie moderne, comme on le pense communément. L'équipe de recherche souligne que des preuves de cancer ont même été découvertes chez les dinosaures.
Regards vers l'avenir : dévoiler le passé
Le Dr Camaros reconnaît la nécessité de poursuivre les recherches pour mieux comprendre comment les sociétés anciennes percevaient et traitaient le cancer. « Notre objectif ultime », dit-il, « est de créer une image complète de l'histoire du cancer tout au long de l'existence humaine. » Cette nouvelle découverte ouvre la voie à de futures investigations qui pourraient améliorer notre compréhension de l'évolution du cancer et conduire au développement de traitements plus efficaces.
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