Table ronde de "Trends" souligne l'importance de la tolérance et de l'appartenance pour lutter contre l'extrémisme

PARIS,10 décembre 2024 (WAM) - Une table ronde internationale à Paris a appelé à renforcer la conscience collective sur l'importance de la tolérance et de l'appartenance nationale comme moyen de lutter contre l'extrémisme et d'assurer la stabilité des sociétés.

Des experts et responsables ayant participé à la rencontre, qui s'est tenue au Sénat français, ont souligné la nécessité de renforcer la coopération internationale dans la lutte contre la pensée des Frères musulmans, d'adopter un discours médiatique conscient et de développer des cadres de réflexion pour dévoiler l'impact des groupes extrémistes et déconstruire leur idéologie. L'événement, organisé par le Centre "Trends" pour la recherche et les études en collaboration avec le Sénat, s'est déroulé dans la salle Monory du Palais du Luxembourg, sous le titre “ Le conflit entre le séparatisme des Frères musulmans et les valeurs de coexistence ”.

Les participants à la table ronde ont appelé à une prise de conscience accrue sur l'importance de la tolérance et de l'appartenance nationale, afin de contrer l'extrémisme et garantir la stabilité des sociétés. La discussion a porté sur plusieurs sujets clés, notamment les plateformes de diffusion de l'extrémisme, où les stratégies des groupes extrémistes pour recruter des jeunes à travers les médias numériques ont été analysées. Un autre thème abordé a été celui du modèle de la tolérance pour la coexistence, à travers l'étude d'accords ayant renforcé cette coexistence, tels que l'accord de l'Alsace-Moselle en France. Les participants ont également discuté de l'influence des Frères musulmans dans les universités et des effets de leur discours sur les institutions éducatives.

La sénatrice française Nathalie Goulet a souligné l'importance de la coopération internationale pour faire face aux dangers du séparatisme et de l'extrémisme qui menacent les sociétés. Elle a insisté sur le rôle des politiques communes pour renforcer la stabilité et limiter l'influence de ces groupes, évoquant notamment l'expérience française en la matière.

De son côté, le Dr Mohammed Abdullah Al Ali, directeur général du Centre "Trends", a déclaré que son centre et le Sénat français partagent une même préoccupation concernant les discours extrémistes. Il a rappelé que le centre plaide depuis longtemps pour un dialogue intellectuel approfondi entre l'Occident et le monde arabe afin de mieux comprendre les racines du phénomène du radicalisme menant à la violence et de le traiter de manière globale.

Dr. Hamad Al-Kaabi, directeur général du Centre Al Etihad pour les infos, a souligné que la coexistence et l'acceptation de l'autre sont les fondements des sociétés prospères.

Enfin, Joachim Boyo, maire de la ville d'Alonson et ancien membre du Parlement français, a présenté sa vision de l'impact du séparatisme islamiste sur le tissu social français. Il a insisté sur l'importance de travailler sur le terrain et de dialoguer avec les gens pour comprendre les contextes de l'extrémisme et trouver des solutions efficaces pour y faire face.