Des experts de l’ONU appellent à la fin des violations israéliennes contre le secteur de la santé à Gaza

NEW YORK, 3 janvier 2025 (WAM) –Deux expertes indépendantes des Nations Unies ont lancé un appel, jeudi, pour mettre fin à ce qu’ils ont qualifié de " mépris flagrant pour le droit à la santé à Gaza ", après le raid mené la semaine dernière contre l’hôpital Kamal Adwan, situé dans le nord de l’enclave, et l’arrestation arbitraire de son directeur.

“ Depuis plus d’un an, en plein génocide, les attaques flagrantes d’Israël contre le droit à la santé à Gaza et dans le reste des territoires palestiniens occupés atteignent des sommets d’impunité ”, ont déclaré les expertes.

La déclaration conjointe a été émise par deux expertes indépendantes mandatées par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU : Dr Tlaleng Mofokeng, rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à la santé physique et mentale, et Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés.

Une situation alarmante
Les expertes se sont dites “ horrifiées et préoccupées ” par les informations en provenance du nord de Gaza, “ notamment l’attaque contre les travailleurs de la santé, y compris le dernier des 22 hôpitaux désormais détruits : l’hôpital Kamal Adwan ”.

Elles ont exhorté Israël à respecter et protéger le droit à la vie et à la santé à Gaza et dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés. “ Israël doit également assurer la libération immédiate du Dr Hussam Abu Safiya et de tous les autres professionnels de santé détenus arbitrairement ”, ont-elles insisté.

L’ONU alerte sur la situation humanitaire
Par ailleurs, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a averti que “ les civils ne sont en sécurité nulle part dans la bande de Gaza ”.

Dans un communiqué, l’OCHA a déclaré que l’armée israélienne avait une nouvelle fois ordonné l’évacuation de vastes zones de Gaza, couvrant environ trois kilomètres carrés dans le nord de la bande de Gaza et les gouvernorats de Deir al-Balah. Depuis, des frappes ont été signalées dans la région d'Al Mawasi, où les habitants avaient été sommés de se déplacer et de chercher refuge.

L’OCHA a mis en garde : “ Chaque jour sans cessez-le-feu apporte davantage de tragédies, alors que plus de 80 % de la bande de Gaza est soumise à des ordres d’évacuation israéliens non révoqués ”.

Le communiqué a également souligné que “ 39 % des tentatives de l’ONU pour déplacer des travailleurs humanitaires à Gaza ont été refusées par les autorités israéliennes, tandis que 18 % ont été perturbées ou entravées sur le terrain ”.