ABOU DHABI, 9 avril 2025 (WAM) – Yomna Elbahar, vice-ministre du Tourisme et des Antiquités de la République arabe d’Égypte, a souligné que la durabilité constitue un pilier fondamental de la stratégie du ministère, qui vise à doubler le nombre de touristes internationaux visitant le pays, sans porter atteinte aux ressources naturelles ni aux sites patrimoniaux.
Dans une déclaration à l’Agence de presse des Émirats (WAM), en marge du Congrès AIM à Abou Dhabi, Elbahar a indiqué que le ministère a mis en œuvre plusieurs mesures pour protéger l’environnement, notamment l’obligation d’obtenir une certification « verte » pour les hôtels et centres de plongée situés dans les gouvernorats du Sud-Sinaï et de la mer Rouge. Cette certification garantit le respect des normes en matière de gestion de l’eau, de l’énergie et des déchets. À ce jour, plus d’un tiers des hôtels égyptiens ont déjà obtenu cette certification.
La vice-ministre a révélé l’existence d’un projet en cours, mené en collaboration avec les ministères et entités concernés, pour créer une « banque centrale des opportunités d’investissement touristique » sous forme de plateforme numérique, présentant en temps réel les projets disponibles dans le secteur. Cette initiative vise à accroître la transparence et à faciliter l’accès à l’information pour les investisseurs.
Elbahar a également mis en avant la conception et le lancement d’un programme d’incitation, élaboré avec le ministère des Finances et la Banque centrale d’Égypte, pour accélérer le développement de nouvelles capacités hôtelières dans les destinations touristiques à fort potentiel.
Le ministère mène actuellement deux projets majeurs visant à transformer les villes de Charm el-Cheikh et Hurghada en destinations touristiques écologiques. Il a par ailleurs adopté une politique de partenariat public-privé pour offrir des services touristiques de classe mondiale dans les sites archéologiques et musées, dans le but d’en améliorer la durabilité et la qualité des prestations.
La vice-ministre a également évoqué la coopération avec plusieurs organisations internationales, notamment le PNUD, l’USAID et l’UNESCO – bureau du Caire, pour la mise en œuvre de projets de protection des sites archéologiques, de renforcement des capacités dans leur gestion, ainsi que pour l’intégration de solutions en énergies renouvelables dans les musées et établissements touristiques.
Elle a précisé que certains sites archéologiques sont désormais équipés de dispositifs de surveillance des changements climatiques, et que le Grand Musée égyptien a obtenu les certifications ISO en matière de qualité et de gestion environnementale.
Attirer des investissements étrangers et locaux constitue une priorité stratégique pour accroître les capacités du secteur et atteindre les objectifs de développement durable du tourisme. Chaque tranche de 15 000 nouvelles chambres d’hôtel génère environ deux milliards de livres égyptiennes en TVA et impôts sur les bénéfices commerciaux.