ABOU DHABI, 23 avril 2025 (WAM) - Les Émirats arabes unis participeront à la Conférence des États parties à la Convention internationale contre le dopage dans le sport, prévue à Paris du 20 au 22 octobre prochain.
Le pays sera représenté par la Dre Reema Mohammed Al Hosani, spécialiste en médecine du sport et coordinatrice internationale de l'équipe d'étude sur l'impact des plantes médicinale dans le dopage. La Dre Al Hosani dirige une équipe internationale composée d’environ 40 experts issus de divers pays, dans le cadre d’une initiative soutenue par le Fonds de soutien à l’élimination du dopage dans le sport de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
Cette initiative vise à étudier l’impact des plantes médicinales traditionnelles sur l’intégrité et les valeurs du sport, en lien avec la lutte antidopage. Elle s’inscrit dans le cadre d’un plan de travail s’étalant de juin 2024 à mai 2025.
La Dre Al Hosani a souligné que le projet est né en réponse à l’essor du recours au médecine traditionnelle par les sportifs durant la pandémie de COVID-19, notant que le bureau exécutif de la Conférence des États parties a soutenu le lancement de cette initiative, confiant sa direction au groupe arabe sous la conduite des Émirats.
Depuis le lancement de l’initiative, plus de 44 réunions ont été organisées avec les six groupes de travail de l’UNESCO, en plus de sessions spécialisées. Au total, plus de 160 plantes médicinales traditionnelles ont été examinées, dont 42 ont été sélectionnées pour figurer dans un guide consultatif qui sera présenté lors de la conférence à Paris.
L’objectif de cette initiative est de renforcer la sensibilisation aux risques liés à la consommation de plantes contenant des substances interdites, tout en soulignant l’importance du respect des cultures dans l’usage du savoir médical traditionnel. Elle vise également à protéger les sportifs en les aidant à identifier les plantes susceptibles d’affecter les résultats des contrôles antidopage.