Les Émirats arabes unis saluent la signature d’un partenariat économique global avec l’Azerbaïdjan

ABOU DHABI, 10 juillet 2025 (WAM) – Des ministres et hauts responsables du gouvernement des Émirats arabes unis ont salué la signature de l’Accord de Partenariat Économique Global (CEPA) entre les Émirats arabes unis et la République d’Azerbaïdjan, le qualifiant de nouvelle avancée stratégique dans la construction d’un réseau intégré de partenaires économiques à l’échelle mondiale.

Ils ont souligné l’importance géostratégique de l’Azerbaïdjan, situé à la croisée de l’Europe et de l’Asie, en tant que plaque tournante du commerce international, point d’entrée maritime et corridor énergétique régional. L’accord reflète la convergence des visions entre les deux pays en matière de croissance durable, d’ouverture commerciale et d’investissement dans des secteurs stratégiques.

Mohamed bin Hadi Al Hussaini, ministre d'État aux Affaires financières, a affirmé que ce partenariat s’ajoute à une série d’accords conclus dans le cadre de la stratégie de diversification économique des Émirats, rappelant que les échanges non pétroliers ont atteint un record de 2,997 billions de dirhams en 2024, en hausse de 14,6 % par rapport à 2023.

Suhail bin Mohammed Al Mazrouei, ministre de l’Énergie et des Infrastructures, a souligné les perspectives offertes par l’accord dans le secteur énergétique, notamment les énergies renouvelables, en citant les capacités de l’Azerbaïdjan en énergie solaire, éolienne et hydroélectrique.

Sultan bin Ahmed Al Jaber, ministre de l’Industrie et des Technologies avancées, a précisé que le CEPA soutient les objectifs de la stratégie industrielle nationale, notamment l’élargissement des débouchés pour les exportations industrielles, les échanges technologiques, et la coopération dans les secteurs de la pétrochimie, de l’agroalimentaire et de la construction automobile.

Abdullah bin Touq Al Marri, ministre de l’Économie, a mis en avant la capacité de l’accord à renforcer les flux commerciaux bilatéraux, à réduire les barrières douanières et à positionner les Émirats comme passerelle pour les entreprises azerbaïdjanaises vers l’Afrique, l’Asie et l’Europe.

Mohamed Hassan Al Suwaidi, ministre de l’Investissement, a rappelé que les Émirats sont déjà le premier investisseur arabe en Azerbaïdjan, avec un engagement de plus d’un milliard de dollars, et que le CEPA encouragera de nouvelles opportunités dans la logistique, l’énergie, l’industrie et les infrastructures.

Amina Al Dahak, ministre du Changement climatique et de l’Environnement, a rappelé l’alliance bilatérale bâtie autour des Conférences des Parties (COP 28 à Dubaï et COP 29 à Bakou) pour la lutte contre le changement climatique, en appelant à renforcer la coopération dans la biodiversité, l’agriculture durable et la résilience climatique.

Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, ministre du Commerce extérieur, a qualifié l’Azerbaïdjan de partenaire clé dans la région du Caucase, relevant la hausse de 36,2 % des échanges non pétroliers bilatéraux en 2024, pour atteindre 2,24 milliards de dollars.

Ahmed Al Sayegh, ministre d'État, a mis en avant le potentiel de cette coopération dans le renforcement de la position diplomatique des Émirats sur les questions globales, notamment l’action climatique et l’intégration économique régionale.

Khaled Mohamed Balama, gouverneur de la Banque centrale des Émirats, a souligné que l’accord constitue un levier pour le renforcement de la stabilité financière, la coopération bancaire et le développement de l’innovation fintech entre les deux pays.

Ahmed Abdullah bin Lahej Al Falasi, directeur général par intérim de la Douane et de la Sécurité des Frontières à l’ICP, a indiqué que l’accord contribuera à fluidifier les procédures douanières et à renforcer la chaîne logistique bilatérale.

Enfin, Abdallah Al Basti, secrétaire général du Conseil exécutif de Dubaï, a estimé que le CEPA favorise l’innovation, le tourisme et les investissements directs étrangers, en consolidant le rôle des Émirats comme plateforme économique mondiale et moteur d’un développement durable basé sur l’innovation.