NEW YORK, 21 juillet 2025 (WAM) – Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a déclaré, dimanche, qu’un ordre de déplacement de grande ampleur émis par l’armée israélienne à l’encontre des résidents et personnes déplacées dans la zone de Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza, constituait « un nouveau coup dévastateur » porté aux opérations humanitaires dans le territoire dévasté par la guerre.
Selon l’OCHA, cette décision compromet davantage les maigres voies de survie encore en place dans l’enclave. L’ordre couvre une superficie d’environ 5,6 kilomètres carrés, englobant quatre quartiers densément peuplés.
Les premières estimations indiquent qu’entre 50 000 et 80 000 personnes se trouvaient dans la zone visée au moment de l’annonce, dont près de 30 000 réfugiées dans 57 centres d’accueil pour personnes déplacées. Au moins 1 000 familles ont déjà fui la région dans les dernières heures.
Le personnel humanitaire des Nations Unies est resté présent dans la zone de Deir al-Balah, réparti dans plusieurs installations dont les coordonnées ont été transmises aux parties concernées. L’OCHA a rappelé que ces sites – comme tous les sites civils – doivent impérativement être protégés, quels que soient les ordres de déplacement en vigueur.
La zone nouvellement désignée inclut plusieurs entrepôts humanitaires, quatre centres de soins primaires, quatre points médicaux, ainsi que des infrastructures hydrauliques vitales : l’usine de dessalement du sud de Gaza, trois puits d’eau, un réservoir, une décharge de déchets solides et une station de pompage des eaux usées. Tout dommage causé à ces installations aurait des conséquences potentiellement mortelles.
L’agence onusienne a ajouté que, suite à cet ordre, « la surface de Gaza concernée par des ordres de déplacement ou classée comme zone militarisée par Israël atteint désormais 87,8 %, laissant 2,1 millions de civils entassés dans seulement 12 % du territoire, où les services essentiels sont à l’effondrement ».
« Ce nouvel ordre traverse Deir al-Balah jusqu’à la mer Méditerranée, fragmentant davantage la bande de Gaza. Il limitera gravement la capacité des Nations Unies et de leurs partenaires à se déplacer en sécurité et à mener efficacement leurs opérations, alors que l’accès humanitaire est plus nécessaire que jamais », conclut le communiqué.