ABOU DHABI, 22 juillet 2025 (WAM) – Depuis le lancement de leur programme nucléaire pacifique, les Émirats arabes unis ont su s’imposer comme un modèle mondial dans le développement de centrales nucléaires sûres, grâce à une approche fondée sur des principes solides qui, en une décennie, ont fait de ce programme une référence pour les pays souhaitant intégrer l’énergie nucléaire à leur mix énergétique.
Parmi les piliers essentiels ayant guidé le développement des centrales de Barakah, figure l’engagement constant de la Société émirienne d’énergie nucléaire (ENEC) en faveur de la transparence à toutes les étapes du projet. Cette transparence a été reconnue par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a accordé aux Émirats le classement « transparence totale » pour la troisième année consécutive dans son rapport 2024, saluant leur stricte conformité aux traités internationaux de non-prolifération et leur engagement en faveur d’un usage exclusivement pacifique du nucléaire.
Le programme repose sur une vision claire définie par la direction du pays dès avril 2008, à travers la publication du document « Politique des Émirats arabes unis pour l’évaluation du développement d’un programme d’énergie nucléaire pacifique ». Ce texte fondateur énonce des principes clés : transparence intégrale, respect des normes de sûreté et de sécurité les plus élevées, non-prolifération, et coopération étroite avec les institutions internationales, notamment l’AIEA. Cette démarche a été consolidée par l’adoption en 2009 d’une loi sur l’énergie nucléaire, garantissant la conformité du programme aux standards mondiaux.
Tout au long du développement des centrales de Barakah, l’ENEC a renforcé ses liens avec l’AIEA, qui a mené une quinzaine de missions d’examen et d’inspection. Parallèlement, la société a coopéré avec des organisations internationales telles que l’Organisation mondiale des exploitants nucléaires (WANO), qui a réalisé quelque 84 évaluations et examens. Sur le plan national, l’Autorité fédérale de régulation nucléaire (FANR) a mené 496 inspections et examens complets sur les procédures et opérations des centrales.
Mohamed Al Hammadi, directeur général et PDG de l’ENEC, a salué le soutien indéfectible de la direction émirienne et la clarté de la feuille de route stratégique, qui ont été décisifs dans le succès du projet. Il a souligné que l’engagement collaboratif avec les partenaires nationaux et les instances de régulation constitue un pilier essentiel pour garantir la sûreté, la sécurité et le développement durable du secteur.
Al Hammadi a indiqué que les centrales de Barakah ne sont qu’un point de départ : l’ENEC explore actuellement le développement et le déploiement de technologies nucléaires avancées, ainsi que des opportunités d’investissement dans des projets nucléaires aux Émirats et à l’international, s’appuyant sur les compétences et l’expérience acquises.
Les Émirats ont rejoint l’AIEA en 1976 et ont conclu plusieurs accords visant à renforcer la transparence et la non-prolifération nucléaire. En 1995, ils ont signé le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, incluant des garanties globales encadrant l’utilisation pacifique de la technologie nucléaire. En 2003, ils ont également signé le Protocole additionnel à l’Accord de garanties, qui accroît la capacité de l’AIEA à vérifier les activités nucléaires et à garantir une plus grande transparence.
Enfin, un mémorandum d’entente pour la coopération technique a été signé entre les Émirats et l’AIEA, couvrant divers domaines liés à l’utilisation sûre et pacifique de l’énergie nucléaire, au développement des ressources humaines et des infrastructures, ainsi qu’à la sûreté nucléaire dans le cadre du programme émirien.