Étude à New York : les « polluants éternels » PFAS associés à un risque accru de diabète de type 2

NEW YORK, 23 juillet 2025 (WAM) – Une nouvelle étude menée par des chercheurs du Mount Sinai Hospital à New York a révélé que l’exposition à une catégorie de substances chimiques synthétiques connues sous le nom de PFAS (per- and polyfluoroalkyl substances), également surnommées « polluants éternels », pourrait accroître significativement le risque de développer un diabète de type 2.

Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique eBioMedicine.

L’équipe a conduit une étude cas-témoin imbriquée à partir de la base de données BioMe, un vaste registre de recherche médical lié aux dossiers électroniques de santé de plus de 70 000 patients suivis au Mount Sinai Hospital depuis 2007.

L’analyse a porté sur 180 patients récemment diagnostiqués avec un diabète de type 2, comparés à 180 individus sans diabète, appariés selon l’âge, le sexe et l’ascendance.

À partir d’échantillons sanguins, les chercheurs ont mesuré les niveaux de PFAS – des composés largement utilisés dans les revêtements antiadhésifs, les tissus résistants aux taches, ou encore les vêtements imperméables – et ont constaté que des concentrations plus élevées de PFAS étaient associées à un risque nettement plus important de développer un diabète de type 2 à l’avenir.

Chaque élévation de l’exposition aux PFAS était corrélée à une augmentation de 31 % du risque de diabète. Les scientifiques ont également mis en évidence des perturbations métaboliques, notamment au niveau de la synthèse des acides aminés et du métabolisme des médicaments, qui pourraient expliquer l’impact de ces substances sur la régulation de la glycémie.

Les auteurs soulignent que ces résultats appellent à renforcer les efforts pour limiter l’exposition aux PFAS, tant au niveau individuel que réglementaire, et à approfondir les recherches sur les mécanismes métaboliques par lesquels ces substances affectent la santé humaine.