Liban : le cinéma « Le Colisée » renaît en théâtre national à Beyrouth

BEYROUTH, 13 août 2025 (WAM) –– La « Tiro Art Association » et le « Théâtre Istanbouli » ont annoncé la réouverture prochaine du cinéma historique Le Colisée, situé dans la rue Hamra à Beyrouth, après plusieurs décennies de fermeture. Cette salle mythique deviendra le nouveau siège du Théâtre national libanais, à l’occasion du lancement du Festival international libanais de théâtre pour la monodrame, prévu le 13 septembre, avec la participation de troupes théâtrales arabes et internationales, selon l’Agence nationale de l’information libanaise (NNA).

Le Cinéma Colisée, construit en 1945, compte parmi les plus anciennes salles de projection au Liban. Cette salle a marqué l’âge d’or du cinéma et du théâtre libanais en accueillant les plus grandes productions arabes et internationales.
L’acteur et metteur en scène Kassem Istanbouli, fondateur du Théâtre national libanais, a souligné que ce projet s’inscrit dans la continuité d’un rêve initié à Tyr, avec l’ouverture du premier théâtre et cinéma gratuits du pays. « Ce nouveau centre vise à renforcer les liens entre le Sud, le Nord et Beyrouth. Grâce à l'engagement des jeunes bénévoles, nous allons briser les frontières culturelles imaginaires entre les régions libanaises en créant des espaces artistiques ouverts à tous », a-t-il déclaré.

Il a ajouté : « Nous vivons actuellement ce rêve à Beyrouth, deuxième ville du pays après Tripoli en termes de salles de cinéma, ce qui illustre l'importance historique et culturelle de cette capitale. »
Toujours selon la NNA, Kassem Istanbouli a récemment reçu le Prix UNESCO-Charjah pour la culture arabe à Paris et a été nommé conseiller culturel auprès du conseil consultatif de la Foundation for Cultural Exchange à Boston (États-Unis), ainsi que membre du conseil d'administration de l'Académie de Charjah pour les arts du spectacle.

Ce prix prestigieux, initié par Son Altesse le Dr Cheikh Sultan Al Qasimi, récompense son rôle éminent dans la dynamisation de la vie culturelle au Liban et dans la région arabe. Il a été distingué pour sa contribution exceptionnelle à la réhabilitation de cinémas abandonnés, à la création de festivals, à l’organisation d’ateliers de formation artistique, et pour sa démarche visant à rendre l'art accessible à tous, tout en stimulant le développement culturel décentralisé.

La reconnaissance souligne également son engagement à élargir l’accès à la connaissance artistique, à promouvoir le dialogue culturel et à renforcer la présence de la culture arabe sur la scène internationale.