ABOU DHABI, le 2 octobre 2025 (WAM) – La deuxième édition du Forum sur la qualité de l’eau (Water Quality Forum – WQF), qui s’est achevée aujourd’hui à Abou Dhabi, a réuni des experts internationaux venus partager les dernières avancées en matière d’innovation pour la qualité de l’eau et la prévention des maladies infectieuses.
Organisé par M42 Environmental Sciences en partenariat avec le Conseil d’Abou Dhabi pour la qualité et la conformité (ADQCC), l’événement a mis en lumière les technologies émergentes dans la surveillance des eaux usées, la détection rapide des agents pathogènes et les solutions durables pour la sécurité hydrique.
Dans une déclaration à l’Agence de presse des Émirats (WAM), Yohannes Mengistu Eshete, directeur national de Global Health International – Association of Public Health Laboratories (DPHL) en Éthiopie, a présenté le projet de surveillance des eaux usées de son pays, qu’il a qualifié d’outil essentiel pour la détection précoce des pathogènes.
Il a souligné que ce système permet aux autorités d’intervenir rapidement avant que les épidémies ne se propagent, ajoutant que l’Éthiopie prévoit d’étendre le projet et de l’intégrer pleinement à son système national de surveillance épidémiologique.
De son côté, Jason Moore, conseiller principal pour le CCG au sein de Lyten Batteries, a salué les efforts des Émirats arabes unis dans la mise en place de normes rigoureuses pour l’eau embouteillée, insistant sur l’importance d’un étiquetage fiable. Il a précisé que les nanobatteries à base de graphène développées par Lyten pourraient, à terme, être utilisées dans la filtration de l’eau, contribuant à la sécurité hydrique durable dans les environnements désertiques.
Le professeur Ryo Honda, de la Faculté des sciences de la terre et du génie civil de l’Université de Kanazawa au Japon, a expliqué que son pays étend désormais la surveillance des eaux usées à d’autres pays asiatiques, notamment pour le suivi des agents pathogènes tels que le SARS-CoV-2 et la résistance antimicrobienne.
Il a ajouté que les résultats sont publiés quotidiennement en ligne et relayés sur les réseaux sociaux, permettant ainsi aux citoyens de prendre des décisions éclairées concernant le port du masque, les rassemblements publics ou les zones à risque.
Pour sa part, le professeur Haroun Shah, de l’Université de West London, a mis en avant les dernières méthodes de détection bactérienne rapide, comme la spectrométrie de masse MALDI-TUF, qu’il a jugée accessible même dans les pays à revenu limité. Il a également évoqué la spectroscopie Raman, capable de réduire le temps de détection à dix secondes, tandis que l’intelligence artificielle contribue à accélérer encore davantage le traitement des échantillons.
Enfin, la Dre Farida Al Hosani, directrice générale adjointe du Global Institute for Disease Elimination (GLIDE), a réaffirmé l’engagement des Émirats arabes unis à soutenir les initiatives de surveillance à l’échelle mondiale, notamment celles utilisant les réseaux d’assainissement pour la détection précoce de maladies telles que la poliomyélite.
Elle a souligné le rôle crucial des tests génétiques et de l’intelligence artificielle dans la prévision des épidémies avant leur apparition, confirmant la volonté des Émirats de promouvoir la santé publique mondiale grâce à la science et à l’innovation.