Dubaï lance le permis d’exploitation entre zones franches et territoire national pour stimuler la croissance des investisseurs

DUBAÏ, 8 octobre 2025 (WAM) – La Dubai Business Registration and Licensing Corporation (DBLC), relevant du Département de l’économie et du tourisme de Dubaï (DET), en collaboration avec le Conseil des zones franches de Dubaï, a annoncé le lancement du permis d’exploitation entre zones franches et territoire national (Free Zone Mainland Operating Permit), un nouveau cadre réglementaire permettant aux entreprises implantées dans les zones franches d’exercer leurs activités sur le territoire de Dubaï grâce à un système de permis structuré.

Cette initiative ouvre la voie à des opérations inter-juridictionnelles tout en offrant aux entreprises des solutions économiques et à faible risque pour accéder au marché intérieur et participer aux contrats publics. Elle soutient la croissance des petites et grandes entreprises et renforce la position de Dubaï en tant que pôle mondial d’investissement.

Lancée dans le cadre de la décision n° 11 de 2025 du Conseil exécutif de Dubaï, cette mesure s’inscrit dans la stratégie économique D33, qui vise à doubler la taille de l’économie de l’émirat d’ici 2033. Les entreprises des zones franches titulaires d’une licence unifiée de Dubaï (DUL) peuvent soumettre leur demande en ligne via la plateforme Invest in Dubai.

Ahmad Khalifa Al Qaizi Al Falasi, directeur général de la DBLC, a indiqué que cette initiative reflète la volonté de Dubaï de moderniser son cadre réglementaire et d’offrir une expérience fluide aux investisseurs. Il a souligné que la simplification des procédures entre juridictions favorise l’efficacité opérationnelle et ouvre de nouvelles opportunités dans le commerce intérieur et les marchés publics, positionnant Dubaï comme un modèle d’innovation réglementaire.

En reliant les zones franches au territoire national, ce nouveau cadre devrait accroître de 15 à 20 % les activités inter-juridictionnelles dès la première année, au profit de plus de 10 000 entreprises actives. Il permettra à ces sociétés d’intégrer les chaînes d’approvisionnement locales et d’accéder à des appels d’offres gouvernementaux auparavant réservés aux entités du territoire.

Pour sa part, le Dr Juma Al Matrooshi, secrétaire général adjoint du Conseil des zones franches de Dubaï, a affirmé que cette initiative renforce l’écosystème économique de classe mondiale de Dubaï et accroît son attractivité pour les investissements étrangers. Elle complète les avantages concurrentiels des zones franches et traduit les objectifs de l’agenda D33, qui vise à simplifier les opérations commerciales et à favoriser l’expansion des entreprises.

Dans sa première phase, le permis couvre des activités non réglementées telles que la technologie, le conseil, le design, les services professionnels et le commerce. Il est valable six mois, renouvelable pour la même durée, pour un coût de 5 000 AED. Les entreprises concernées seront soumises à un impôt sur les sociétés de 9 % sur les revenus générés dans ce cadre et devront tenir une comptabilité distincte, conformément aux exigences de l’Autorité fédérale des impôts. Le dispositif permet également aux entreprises d’utiliser leur personnel existant, sans obligation de recruter de nouveaux employés.

S’appuyant sur le succès de la licence unifiée de Dubaï, cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale du DET visant à intégrer les services et harmoniser la réglementation à travers l’émirat. En facilitant la croissance flexible et sécurisée des entreprises des zones franches, Dubaï confirme son rôle de référence mondiale en matière de transparence, d’efficacité et de compétitivité, consolidant sa position de centre international de l’innovation, des talents et de la croissance économique durable.