La NYU Abou Dhabi découvre des preuves de la présence d’eau souterraine ancienne sur Mars

ABOU DHABI, 11 novembre 2025 (WAM) – Des scientifiques de la New York University Abu Dhabi (NYUAD) ont mis au jour de nouvelles preuves attestant de la présence passée d’eau souterraine sur Mars, suggérant que la planète rouge aurait pu demeurer habitable beaucoup plus longtemps qu’on ne le pensait jusqu’à présent.

L’étude, publiée dans le Journal of Geophysical Research – Planets, révèle que les anciennes dunes de sable du cratère Gale – une région explorée par le rover Curiosity de la NASA – se seraient transformées en roche à la suite d’une interaction avec de l’eau souterraine il y a plusieurs milliards d’années.

Dirigée par Dimitra Atri, chercheuse principale au Laboratoire d’exploration spatiale de la NYUAD, et Vignesh Krishnamoorthy, assistant de recherche, l’équipe a comparé les données recueillies par le rover Curiosity avec des formations rocheuses observées dans le désert des Émirats arabes unis, formées dans des conditions similaires sur Terre.

Les chercheurs ont découvert que l’eau issue d’une montagne voisine martienne s’était infiltrée dans les dunes à travers de minuscules fissures, humidifiant le sable par le bas et y déposant des minéraux tels que le gypse, identiques à ceux que l’on trouve dans les déserts terrestres. Ces minéraux peuvent emprisonner et conserver des traces de matière organique, ce qui en fait des cibles privilégiées pour les futures missions cherchant des indices de vie passée.

« Nos résultats montrent que Mars n’est pas simplement passée d’un environnement humide à un environnement sec », a expliqué Dimitra Atri. « Même après la disparition de ses lacs et de ses rivières, de petites quantités d’eau ont continué à circuler sous la surface, créant des environnements protégés susceptibles d’avoir abrité une vie microbienne. »

Cette découverte offre de nouvelles perspectives sur l’évolution géologique de Mars et met en évidence le potentiel des environnements souterrains comme lieux prometteurs pour la recherche de traces de vie ancienne.

Soutenue par le NYUAD Research Institute, l’étude a été menée au Centre d’astrophysique et des sciences spatiales de la NYUAD, qui contribue à renforcer la compréhension de l’univers et à positionner les Émirats arabes unis comme acteur majeur de l’exploration spatiale mondiale. Elle a été réalisée en collaboration avec James Weston de la plateforme technologique centrale de la NYUAD et l’équipe du chercheur Panče Naumov.