La Déclaration du Sommet du G20 aborde les principaux défis mondiaux et réaffirme l’engagement en faveur du multilatéralisme

JOHANNESBURG, 23 novembre 2025 (WAM) – Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a clôturé dimanche le premier Sommet du G20 jamais organisé sur le sol africain, en délivrant un message fort et rassembleur. La cérémonie de clôture, tenue au Johannesburg Expo Centre, s’est déroulée dans une atmosphère marquée par l’émotion, le sentiment d’accomplissement et la solidarité internationale.

« Avançons ensemble et montrons au monde que nous avons la capacité d’affronter et de surmonter les défis globaux. Par des partenariats à l’échelle de la société, et en gardant à l’esprit notre humanité commune, nous pouvons bâtir un monde plus sûr, plus juste et plus prospère. Ensemble, nous veillerons à ce que personne ne soit laissé pour compte », a déclaré le président.

Il a souligné que la Déclaration des dirigeants du Sommet du G20 en Afrique du Sud « est plus qu’un texte : elle constitue un engagement en faveur d’actions concrètes destinées à améliorer la vie des populations partout dans le monde ». L’accord sur cette déclaration, a-t-il ajouté, illustre la valeur du G20 en tant que cadre capable de favoriser une action collective sur des enjeux d’intérêt commun, tout en réaffirmant l’attachement renouvelé des États membres au multilatéralisme et au dépassement des divergences au profit d’objectifs partagés.

Réunis à Johannesburg les 22 et 23 novembre 2025 dans le cadre de la présidence sud-africaine du G20, les dirigeants ont abordé les principaux défis mondiaux et examiné les moyens de promouvoir la solidarité, l’égalité et la durabilité en tant que piliers d’une croissance inclusive.

La Déclaration des dirigeants a relevé que le sommet s’est tenu « dans un contexte de compétition géopolitique et géoéconomique croissante, d’instabilité, de conflits et de guerres, d’inégalités persistantes, d’incertitude économique mondiale accrue et de fragmentation ». Face à cet environnement politique, social et économique difficile, les dirigeants ont réaffirmé leur confiance dans la coopération multilatérale pour répondre collectivement aux défis communs, exprimant leur préoccupation devant les souffrances humaines et les impacts négatifs des conflits à travers le monde.

Sur la question de la dette, les dirigeants ont réitéré leur engagement à soutenir les pays à revenu faible et intermédiaire afin de traiter les vulnérabilités d’endettement de manière efficace, globale et systématique. Ils ont entériné la Déclaration ministérielle du G20 sur la viabilité de la dette adoptée par les ministres des Finances en octobre 2025, considérée comme une base pour des actions concrètes.

Ils ont également réaffirmé leur attachement au respect du droit international, notamment du droit international humanitaire, ainsi qu’à la Charte des Nations Unies et à son principe de règlement pacifique des différends.

Concernant l’énergie et le climat, les dirigeants ont soutenu la mise en œuvre des efforts visant à tripler la capacité mondiale en énergies renouvelables et à doubler le rythme annuel moyen d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici à 2030. Ils ont appuyé, dans le respect des circonstances nationales, le déploiement d’autres technologies à émissions nulles ou faibles, y compris les technologies d’atténuation et de captage.

Sur les minéraux critiques, la Déclaration encourage les secteurs public et privé, les institutions financières, les partenaires de développement, les investisseurs et les communautés locales à coopérer afin d’exploiter pleinement leur potentiel au bénéfice des populations locales et de promouvoir un développement durable, équitable et générateur de prospérité.

En matière de technologie, les dirigeants ont affirmé partager une vision commune visant à mobiliser la science, la technologie, l’entrepreneuriat, ainsi que les savoirs autochtones et locaux, afin d’ouvrir de nouvelles voies de prospérité au service de tous.

Sur la sécurité alimentaire, ils ont renouvelé leur engagement à garantir des systèmes alimentaires résilients et durables, en s’appuyant sur des politiques commerciales ouvertes et non discriminatoires conformes aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.

S’agissant de l’intelligence artificielle, la Déclaration a souligné le potentiel des technologies numériques et émergentes « pour le bien de tous », en insistant sur la nécessité de garantir un développement et un usage sûrs, sécurisés et dignes de confiance. Elle a mis l’accent sur la protection des droits humains, la transparence, l’explicabilité, l’équité, la responsabilité, la réglementation, la sécurité, la supervision humaine appropriée, l’éthique, la lutte contre les biais, ainsi que la protection de la vie privée, des données et de leur gouvernance.

Enfin, sur l’action climatique, les dirigeants ont reconnu l’importance des trajectoires nationales de transition juste, fondées sur une approche englobant l’ensemble de l’économie et de la société, afin de soutenir le développement durable, l’équité, l’éradication de la pauvreté et la création d’opportunités sociales et économiques significatives.

La Déclaration conclut par un ferme soutien à l’Afrique pour promouvoir la croissance économique, le commerce, l’emploi et la prospérité, en soulignant le rôle essentiel de l’investissement du secteur privé dans la valorisation du potentiel économique du continent.