DUBAÏ, 25 novembre 2025, (WAM) – L’Organisation du Sommet mondial des gouvernements, en collaboration avec Accenture, a publié un rapport de référence intitulé « L’Avantage climatique : comment l’intelligence artificielle peut aider les gouvernements à renforcer leur action climatique ». Ce document met en lumière la manière dont l’intelligence artificielle (IA) peut permettre aux gouvernements d’accélérer la mise en œuvre de leurs objectifs climatiques dans des secteurs clés.
Ce rapport intervient à un moment crucial, alors que les États sont confrontés à une élévation des températures mondiales et à des défis environnementaux de plus en plus complexes. Il note qu’en dépit d’une multiplication par 18 des engagements nationaux depuis l’Accord de Paris en 2015, ceux-ci demeurent insuffisants face à l’urgence climatique – 2024 ayant été l’année la plus chaude jamais enregistrée selon l’Organisation météorologique mondiale, marquant le franchissement du seuil de 1,5 °C de réchauffement global.
Le rapport présente plus de 20 études de cas et s’appuie sur les stratégies nationales en matière d’IA de plus de 50 pays. Il identifie sept domaines où l’IA transforme déjà l’action climatique : L’élaboration des politiques publiques, la modélisation climatique, l’agriculture durable, l’aménagement urbain, la gestion énergétique, l’engagement citoyen, les marchés publics gouvernementaux.
Mohamed Al Sharhan, directeur général de l’Organisation du Sommet mondial des gouvernements, a déclaré : « Ce rapport paraît à une période de mutations rapides en matière d’IA et de défis climatiques. Il devient impératif de créer des opportunités et des politiques équilibrées pour renforcer la capacité des gouvernements à s’adapter et à obtenir les meilleurs résultats. »
Pour sa part, Ramez T. Shehadi, responsable mondial de la stratégie du secteur public chez Accenture, a souligné : « L’IA peut devenir l’un des outils les plus puissants contre le changement climatique, à condition que les gouvernements agissent avec audace. Ce rapport propose une feuille de route pour que l’IA stimule une croissance économique inclusive, des services publics efficaces et des communautés résilientes. »
Émissions réelles : Selon les données de Climate TRACE, les émissions du secteur pétrolier et gazier pourraient être trois fois supérieures aux déclarations officielles.
Agriculture : À Abou Dhabi, l’IA a permis une couverture des sols à 95 % et une détection des contaminants à 88 % de précision ; au Kenya, une plateforme a aidé plus de 1 500 exploitations agricoles via des conseils personnalisés.
Infrastructures intelligentes : En Finlande et en Norvège, le projet AI4Cities a permis de réduire de 15 à 20 % la consommation énergétique des bâtiments publics.
Optimisation énergétique : Au Royaume-Uni, l’IA a multiplié par 2,8 la précision des prévisions solaires, réduisant l’utilisation des énergies fossiles.
Engagement citoyen : Le chatbot ClimateQ&A a répondu à plus de 30 000 questions dans plusieurs langues ; Helsinki utilise l’IA générative pour intégrer les avis citoyens à la planification urbaine.
Traçabilité des chaînes d’approvisionnement : Le système brésilien SeloVerde surveille 20 millions d’hectares liés à la déforestation, avec un potentiel de réduction de 739 millions de tonnes de CO₂ d’ici 2030.
Le rapport met également en garde contre l’impact environnemental de l’IA : les émissions liées aux centres de données pourraient passer de 68 millions de tonnes en 2024 à 718 millions de tonnes en 2030. Il appelle à une action urgente pour adopter une infrastructure numérique verte, citant l’Union européenne et Singapour comme exemples de bonnes pratiques réglementaires.