ABOU DHABI, 9 décembre 2025 (WAM) – Paula Ingabire, ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation de la République du Rwanda, a affirmé que le lancement à Abou Dhabi de l’Écosystème d’intelligence artificielle pour le développement agricole mondial met en évidence l’importance de la coopération transfrontalière et intersectorielle.
Elle a expliqué que les défis climatiques auxquels sont confrontés les agriculteurs rwandais, notamment l’irrégularité des précipitations, sont comparables à ceux observés dans la région, liés au stress thermique et à la rareté des ressources hydriques. Ces réalités, a-t-elle souligné, confirment un besoin commun de données précises, de pratiques résilientes et d’un soutien rapide et efficace.
Lors de la cérémonie de lancement, la ministre a réaffirmé l’engagement de son pays à adopter l’intelligence artificielle comme outil essentiel pour moderniser l’agriculture et promouvoir des systèmes alimentaires orientés vers les marchés et respectueux de l’environnement. Elle a ajouté que le Rwanda a réalisé des avancées notables dans la mise en place d’un cadre favorable au déploiement technologique à grande échelle.
Paula Ingabire a indiqué qu’au cours des dernières années, le Rwanda a consolidé ses terres agricoles, étendu ses réseaux d’irrigation, développé les infrastructures de terrassement et renforcé la recherche, les services de vulgarisation ainsi que les investissements dans la gestion post-récolte et l’agro-transformation. Ces mesures, a-t-elle précisé, ont permis de créer un environnement structuré et riche en données, propice à l’exploitation efficace de systèmes d’IA à grande échelle.
La ministre a également souligné que le Rwanda a investi dans un écosystème permettant de faire passer l’intelligence artificielle du stade des idées et projets pilotes à des résultats pratiques et mesurables. Elle a cité la création du Centre pour la Quatrième Révolution industrielle, au sein du réseau du Forum économique mondial, notant que les Émirats arabes unis abritent un centre similaire.
Elle a expliqué que ce centre sert de plateforme pour expérimenter et étendre des solutions d’IA responsables, à l’instar du Centre d’accélération de l’IA financé par la Fondation Gates. Il contribue en outre à l’élaboration de cadres de gouvernance des données, de « bacs à sable » réglementaires et de programmes de renforcement des compétences, réunissant décideurs, chercheurs et agriculteurs dans une dynamique d’innovation commune.
Paula Ingabire a enfin indiqué que le Rwanda met en place un Centre d’innovation alimentaire, plateforme spécialisée destinée à renforcer le positionnement du pays comme pôle d’innovation des systèmes alimentaires à l’horizon 2035. Cette structure facilitera l’alignement des politiques, des réglementations et des investissements lorsque des solutions auront fait leurs preuves, en vue de leur déploiement à l’échelle nationale.