Des chercheurs de l’Université des Émirats arabes unis (UAEU) obtiennent un brevet américain pour transformer des déchets industriels en puits de carbone permanent

AL AÏN, 15 décembre 2025 (WAM) – Des chercheurs de l’Université des Émirats arabes unis (UAEU) ont obtenu un brevet américain pour une technologie innovante transformant des déchets industriels en un outil efficace et à faible coût permettant de capter et de stocker de manière permanente le dioxyde de carbone, une avancée susceptible de renforcer les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique.

Cette innovation, dirigée par le Dr Ashraf Aly Hassan, utilise les scories de carbure, un sous-produit industriel courant, pour piéger le CO₂ et le convertir en carbonate de calcium stable, sans recours à des produits chimiques ou à une énergie supplémentaire. Le procédé repose uniquement sur l’eau et fonctionne à température ambiante, ce qui le rend à la fois respectueux de l’environnement et économiquement viable.

Selon l’équipe de recherche, composée notamment des spécialistes des matériaux de construction Dr Hilal El-Hassan et Dr Amr Eldieb, ainsi que de la doctorante Manisha Kothari, une tonne de scories de carbure peut absorber une demi-tonne de CO₂ et produire 1,5 tonne de carbonate de calcium.

Le matériau obtenu peut être utilisé comme substitut du calcaire ou être incorporé au ciment, offrant ainsi une valeur ajoutée aux producteurs industriels.

Le projet s’inspire à l’origine d’un défi en matière de durabilité lancé par Gulf Cryo, qui recherchait une solution aux importants volumes de scories de carbure générés par ses activités. En identifiant la forte teneur en chaux de ces scories, l’équipe de l’UAEU a pu exploiter leur aptitude naturelle à la carbonatation minérale, un procédé considéré comme l’une des méthodes les plus durables de stockage du CO₂.

Le brevet met en évidence le renforcement des capacités de recherche de l’université et sa convergence avec la stratégie des Émirats arabes unis visant la neutralité carbone à l’horizon 2050. Les travaux ont bénéficié d’un soutien financier dans le cadre de financements internes à la recherche.

À l’avenir, les chercheurs prévoient de collaborer avec des partenaires industriels, notamment ADNOC, afin de déployer la technologie à plus grande échelle et d’en tester l’application dans des environnements industriels réels.