ABOU DHABI, 16 décembre 2025 (WAM) – Des scientifiques de l’Université de New York Abou Dhabi ont développé un nouvel outil pour les applications d’intelligence artificielle, baptisé LA⁴SR, capable d’identifier rapidement des protéines jusque-là inconnues chez les microalgues, de minuscules organismes qui produisent une grande partie de l’oxygène sur Terre et soutiennent l’ensemble des écosystèmes aquatiques.
Cette avancée permettra aux chercheurs d’accélérer la découverte de nouveaux composés naturels et d’enzymes susceptibles de soutenir, à l’avenir, des solutions d’énergie propre. Elle offrira également une meilleure compréhension des mécanismes d’adaptation des micro-organismes aux environnements changeants, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour le suivi de la qualité de l’eau et l’observation de la réponse des écosystèmes au changement climatique.
Les microalgues constituent un élément essentiel au maintien de la vie sur la planète. Toutefois, nombre de leurs protéines restent difficiles à détecter, car elles se trouvent mélangées à des protéines provenant d’autres micro-organismes.
Pour surmonter cette difficulté, l’équipe de NYU Abou Dhabi a entraîné un système d’intelligence artificielle à déchiffrer les protéines, selon une approche comparable à celle utilisée par les modèles linguistiques pour traiter les textes.
Grâce à cette méthode, l’outil LA⁴SR parvient à distinguer avec une précision quasi parfaite les véritables protéines algales des données parasites trompeuses. L’intelligence artificielle effectue cette analyse à une vitesse environ dix mille fois supérieure aux méthodes actuellement utilisées.
Le professeur associé de biologie à NYU Abou Dhabi, Korosh Salehi-Ashtiani, a indiqué que les microalgues figurent parmi les organismes les plus importants de la planète, alors que nombre de leurs caractéristiques demeurent encore méconnues.
De son côté, David Nesion, scientifique principal de recherche à NYU Abou Dhabi et auteur principal de l’étude, a souligné qu’avec l’outil LA⁴SR, il devient possible d’observer clairement ces protéines, ouvrant la voie à une exploration plus rapide et plus détaillée qu’auparavant des fondements de la vie dans les océans.
L’outil LA⁴SR représente ainsi une étape importante dans les efforts visant à mieux révéler le rôle des plus petits organismes sur Terre dans le soutien à la vie sur la planète.
Par ailleurs, l’Université de New York figure parmi les 31 meilleures universités au monde selon le classement de Times Higher Education, ce qui place NYU Abou Dhabi au premier rang, aux Émirats arabes unis, des universités classées au niveau mondial.
L’université se félicite également de ses diplômés, dont 24 lauréats de la bourse Rhodes, reflétant l’excellence académique de NYU Abou Dhabi. Sur le plan du corps professoral et de la recherche, l’établissement compte quatre lauréats du prix Nobel dans différents domaines. NYU Abou Dhabi a, en outre, créé plus de 90 laboratoires et projets de recherche, qui ont produit collectivement plus de 9500 publications scientifiques.
Selon l’indice Nature, NYU Abou Dhabi occupe la première place dans le pays en termes de nombre de publications dans les principales revues scientifiques.