ABOU DHABI, 5 janvier 2026 (WAM) – Le Groupe d’action financière pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (GAFIMOAN / MENAFATF) a annoncé lundi que les Émirats arabes unis ont assumé la présidence du Groupe pour l’année 2026, représentés par Hamid Saif Al Zaabi.
La prise de fonctions des Émirats arabes unis intervient à un moment charnière pour la région, alors que le MENAFATF se prépare au lancement du troisième cycle d’évaluations mutuelles, conformément à la méthodologie du cinquième cycle du Groupe d’action financière (GAFI).
Sous la présidence des Émirats arabes unis, le MENAFATF mettra l’accent sur le renforcement de la préparation régionale aux évaluations mutuelles, la modernisation des cadres de gouvernance, l’approfondissement de la coopération internationale et l’élaboration de solutions face aux risques nouveaux et émergents liés à la criminalité financière.
La présidence émirienne s’inscrit dans une séquence conjointe de deux ans avec le Royaume de Bahreïn, qui assumera la présidence du Groupe en 2027, illustrant un engagement commun en faveur de la continuité et du renforcement durable des capacités régionales.
À cette occasion, Hamid Saif Al Zaabi, président en exercice du MENAFATF, a déclaré : « C’est un grand honneur d’assumer cette responsabilité. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord jouent aujourd’hui un rôle essentiel dans le système financier mondial. Notre région relie les continents, les marchés et les principaux corridors commerciaux, et ce qui s’y déroule influence de plus en plus la stabilité financière internationale. »
Il a ajouté : « Alors que les Émirats arabes unis prennent la présidence du MENAFATF, notre priorité est de renforcer la résilience de la région et de veiller à ce que nos efforts collectifs contribuent de manière significative à la lutte mondiale contre la criminalité financière. En travaillant ensemble, nous pouvons élever les normes, renforcer les institutions et générer un impact durable pour notre région et pour le monde. »
De son côté, Suliman Al Jabrin, secrétaire exécutif du MENAFATF, a indiqué que les priorités conjointes définies par les Émirats arabes unis pour 2026 et par Bahreïn pour 2027 traduisent une vision prospective pour le Groupe. Elles assurent la continuité, renforcent la gouvernance et soutiennent les États membres dans leur préparation au prochain cycle d’évaluations mutuelles. Cette approche coordonnée renforcera l’efficacité du MENAFATF et consolidera son rôle au sein du réseau mondial de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
La présidence émirienne pour 2026 accordera une priorité particulière au renforcement de la gouvernance institutionnelle et des structures internes du MENAFATF, afin d’améliorer l’efficacité du Groupe et de son Secrétariat et de consolider ses ressources.
Les partenariats internationaux constitueront un autre pilier central de la présidence des Émirats arabes unis, avec un engagement renforcé aux côtés du GAFI, des organismes régionaux homologues et des observateurs internationaux.
Des axes de travail dédiés porteront sur les tendances, risques et expériences les plus récents liés aux actifs virtuels, à la fintech, à l’intelligence artificielle, à la transparence de la propriété effective, ainsi qu’au renforcement de la coopération en matière de recouvrement des avoirs, conformément aux priorités mondiales en matière de LBC/FT.
Les États membres du MENAFATF ont salué la présidence des Émirats arabes unis et son programme exhaustif pour 2026, soulignant qu’il contribuera à renforcer la cohésion régionale, à consolider les capacités nationales et à aligner plus étroitement les travaux du Groupe sur les normes internationales et les risques émergents.
Le MENAFATF regroupe 21 États membres du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Ensemble, ces économies représentent un produit intérieur brut combiné estimé à plus de 3 000 milliards de dollars, soulignant l’importance stratégique de la région pour la stabilité financière mondiale et la lutte internationale contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.