ABOU DHABI, 7 janvier 2026 (WAM) – Le World Future Energy Summit, qui se tiendra du 13 au 15 janvier au Centre ADNEC d’Abou Dhabi dans le cadre de la Semaine d’Abou Dhabi pour le développement durable, organisée par Masdar, mettra en lumière le rôle central de l’hydrogène vert dans la décarbonation industrielle.
Dans un contexte marqué par l’ambition du Royaume-Uni de porter sa production d’hydrogène bas carbone à 10 gigawatts d’ici à 2030, le Sommet constituera une plateforme de premier plan réunissant dirigeants industriels, décideurs publics et investisseurs des Émirats arabes unis et du Royaume-Uni afin d’examiner les perspectives de coopération et les solutions conjointes.
Le Sommet présentera notamment la manière dont l’expertise des Émirats arabes unis dans les énergies renouvelables et les projets à grande échelle de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CCUS) peut contribuer à accélérer le développement du marché britannique de l’hydrogène vert, ouvrant la voie à des partenariats stratégiques et à des investissements transfrontaliers.
Des analystes de premier plan estiment que la « vague d’engouement » autour de l’hydrogène vert a cédé la place, au cours des deux dernières années, à une phase de réalisme de marché, incitant le Royaume-Uni à adopter un agenda de développement plus ambitieux, plaçant l’hydrogène bas carbone au cœur de sa stratégie énergétique. Les déclarations de plus en plus confiantes de responsables gouvernementaux britanniques témoignent du passage de l’intention à la concrétisation de projets et d’investissements d’envergure.
À cet égard, Sarah Jones, ministre d’État britannique à l’Industrie, a récemment affirmé : « Je suis convaincue que l’hydrogène doit être au cœur de nos plans pour stimuler l’économie et atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Le gouvernement et l’industrie mettent déjà en œuvre des projets concrets pour lancer l’économie de l’hydrogène au Royaume-Uni. »
Les Émirats arabes unis sont idéalement positionnés pour accompagner et dynamiser la croissance du secteur britannique de l’hydrogène vert. La Dre Carole Nakhle, directrice générale de Crystol Energy et secrétaire générale de l’Arab Energy Club, qui interviendra lors du Sommet, a souligné que « le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis entretiennent un partenariat stratégique de longue date qui dépasse largement le secteur de l’énergie. L’hydrogène constitue aujourd’hui une extension naturelle de cette relation, alors que les deux pays poursuivent la décarbonation industrielle et une croissance durable à long terme ».
Elle a ajouté que, « après une phase initiale d’enthousiasme, le marché de l’hydrogène est entré dans une étape plus rigoureuse et disciplinée, où l’échelle, la solidité financière, l’expertise technique et l’engagement à long terme détermineront les acteurs capables de réussir ». Elle a également souligné la nécessité, pour le Royaume-Uni, de mettre en place un cadre réglementaire clair et stable afin de renforcer la confiance des partenaires internationaux, dont les Émirats arabes unis.
Lors de tables rondes organisées l’an dernier, le World Future Energy Summit avait réuni des représentants de premier plan d’entreprises d’énergie propre, d’organisations industrielles et d’institutions financières et gouvernementales des deux pays. Les participants avaient conclu à l’existence d’un potentiel considérable pour approfondir la coopération entre les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni dans le développement de l’hydrogène vert.
Les années 2026 à 2030 pourraient ainsi marquer une nouvelle phase de collaboration bilatérale, à mesure que le Royaume-Uni cherchera à faire passer l’hydrogène vert du stade de projets pilotes à une intégration industrielle à grande échelle, nécessitant des financements importants et durables. Les projections gouvernementales britanniques estiment à près de 9 milliards de livres sterling (44,6 milliards de dirhams) les investissements privés supplémentaires requis pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030.
Parallèlement, les Émirats arabes unis poursuivent l’expansion de leurs capacités nationales, notamment à travers le pôle industriel Ta’ziz et un hub de capacité gigawatt au sein des zones économiques Khalifa Abou Dhabi (KEZAD), tout en renforçant leur présence internationale par des investissements majeurs dans des projets d’hydrogène vert et d’ammoniac.
Dans ce contexte, le World Future Energy Summit 2026 accueillera de nouveau le Green Hydrogen Innovation Hub, un espace dédié mettant en avant plus de 20 start-up innovantes, appelées à jouer un rôle clé dans l’accélération du déploiement mondial de l’hydrogène vert.
Grâce à une planification rigoureuse et à une coopération étroite, les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni sont en mesure de mobiliser efficacement leurs ressources, leur expertise et leurs capacités d’investissement, afin de tirer pleinement parti des opportunités offertes par l’adoption précoce de l’hydrogène vert et de contribuer à la transition mondiale vers des sources d’énergie plus propres.