La MBRSG publie un rapport clé sur la gouvernance des risques climatiques dans le CCG

ABOU DHABI, 26 janvier 2026 (WAM) – La MBRSG publie un rapport sur les risques physiques du changement climatique dans le Golfe et appelle à renforcer l’adaptation climatique

La Mohammed Bin Rashid School of Government (MBRSG) a dévoilé un rapport stratégique analysant les risques physiques croissants liés au changement climatique dans la région du Conseil de coopération du Golfe (CCG), soulignant le rôle central des politiques publiques, du financement et des institutions dans le renforcement de la résilience climatique.

Intitulé « Répondre aux risques physiques du changement climatique dans le CCG », le rapport a été réalisé grâce à une subvention philanthropique de HSBC Moyen-Orient. Il met en évidence l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes — vagues de chaleur, inondations — et insiste sur l’urgence de considérer ces risques climatiques comme des enjeux immédiats impactant les communautés, les infrastructures et la stabilité économique.

Le rapport appelle à une intensification des efforts d’adaptation climatique, en parallèle aux mesures d’atténuation, affirmant que le coût de l’inaction dépassera largement celui des mesures proactives. Il encourage les pays du CCG à mettre en œuvre des plans nationaux d’adaptation fondés sur des données probantes, soutenus par des structures de gouvernance claires, une coordination interministérielle renforcée et une intégration dans les stratégies et budgets nationaux de développement.

Fadi Salem, directeur du Département de recherche en politiques publiques à la MBRSG, a déclaré que ce rapport intervient à un moment opportun, au regard des événements climatiques récents dans la région. Il a précisé que l’étude fournit une feuille de route stratégique pour la gouvernance des risques climatiques dans les pays du CCG, fondée sur des données approfondies et des travaux de terrain issus des recherches de l’école sur la durabilité.

Le rapport propose des recommandations articulées autour de quatre piliers : gouvernance, mise en œuvre, données et recherche, et financement. Il souligne la nécessité de renforcer les mécanismes de financement de l’adaptation, en s’appuyant sur une meilleure collecte de données, des évaluations de risques rigoureuses et des cadres financiers innovants, afin de préserver la stabilité économique à long terme.

Il plaide également pour la mobilisation de capitaux à travers des instruments de financement mixte, des partenariats public-privé et des cadres de financement durable pour soutenir les efforts d’adaptation à grande échelle dans la région.

Justin Wu, responsable du développement durable et du changement climatique pour l’Asie et le Moyen-Orient chez HSBC, a affirmé que la résilience climatique constitue un levier stratégique de stabilité économique à long terme, ajoutant que le secteur financier joue un rôle clé en intégrant la gestion des risques climatiques dans les prises de décision et en favorisant la coopération intersectorielle.

Lama Zakzak, chercheuse à la MBRSG et auteure principale du rapport, a souligné que, si les réponses d’urgence aux événements climatiques extrêmes ont été efficaces dans le Golfe, il est désormais nécessaire de passer à une gestion proactive des risques grâce à des systèmes de données climatiques renforcés, des mécanismes d’alerte précoce et des dispositifs de suivi continu.

Le rapport a été présenté dans le cadre de la Conférence sur la finance verte organisée lors du Sommet mondial de l’énergie du futur, contribuant ainsi au dialogue régional entre responsables gouvernementaux, institutions financières et acteurs du climat.

Cette étude s’inscrit dans la contribution continue de la MBRSG à la production de connaissances dans le domaine des politiques publiques durables, en appui à l’excellence gouvernementale dans la région arabe, et s’ajoute à ses indicateurs annuels publiés dans le cadre du Sommet mondial des gouvernements.