DAKAR, 28 janvier 2026 (WAM) — Les Émirats arabes unis et la République du Sénégal ont tenu, du 26 au 27 janvier à Dakar, une réunion préparatoire de haut niveau en vue de la Conférence des Nations Unies sur l’eau 2026, dont ils sont les pays hôtes conjoints.
Cette rencontre a marqué une étape décisive du processus préparatoire, réunissant pour la première fois les co-présidents des six dialogues interactifs, représentant douze pays nouvellement désignés.
La délégation des Émirats arabes unis était conduite par Son Excellence Abdulla Balalaa, assistant du ministre des Affaires étrangères chargé de l’énergie et du développement durable. Elle comprenait des représentants d’organismes publics et privés, illustrant l’approche inclusive du pays en matière de coopération internationale dans le domaine de l’eau.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a ouvert la réunion en présence de ministres, de hauts responsables gouvernementaux, de représentants de l’ONU, d’organisations internationales et régionales, d’institutions financières, d’acteurs de la société civile et du secteur privé, ainsi que de jeunes et d’autres parties prenantes.
Dans son intervention d’ouverture, Abdulla Balalaa a présenté la vision conjointe des Émirats et du Sénégal pour la Conférence 2026, qu’il a qualifiée de « conférence de mise en œuvre » destinée à faire progresser concrètement la sécurité hydrique mondiale.
« Après 46 ans sans conférence onusienne sur l’eau, il est crucial que l’édition de 2026 se concentre sur l’action. Nous devons accélérer la coordination, l’exécution et la durabilité. Sans cela, nous risquons non seulement d’échouer à atteindre l’Objectif de développement durable n°6, mais aussi d’entraver d’autres priorités mondiales », a-t-il averti.
De son côté, le ministre sénégalais de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a souligné que la diplomatie de l’eau représente une composante stratégique de la politique étrangère de son pays, en tant que levier de paix et de stabilité.
Le programme comprenait des sessions spécifiques pour chacun des six dialogues interactifs, dirigés par les co-présidents suivants :
L’eau pour les populations : Suisse et Ghana, L’eau pour la prospérité : Espagne et Chine, L’eau pour la planète : Japon et Égypte, L’eau pour la coopération : Finlande et Zambie, L’eau dans les processus multilatéraux : Allemagne et Mexique, Les investissements pour l’eau : France et Afrique du Sud.
Les Émirats arabes unis et le Sénégal ont salué la nomination des co-présidents à un niveau ministériel et souligné leur rôle dans l’accélération des efforts vers les objectifs liés à l’eau.
Les deux pays hôtes ont insisté sur la nécessité d’associer tous les États membres des Nations Unies et l’ensemble des parties prenantes pour garantir des résultats concrets, porteurs d’un changement collectif.
Les échanges se poursuivront afin d’alimenter le processus préparatoire de la Conférence des Nations Unies sur l’eau 2026, avec pour ambition commune de parvenir à une gestion durable, équitable et inclusive de l’eau à l’échelle mondiale.