ABOU DHABI, 3 février 2026 (WAM) – Des chercheurs de l’Université Khalifa développent une technologie durable à base de fibres de nanocellulose pour améliorer les sols sablonneux
L’Université des sciences et de la technologie Khalifa a annoncé que ses chercheurs ont mis au point une technologie durable et économique visant à améliorer les sols sablonneux à l’aide de fibres de nanocellulose extraites de déchets de peaux d’ananas. Cette innovation pourrait apporter des réponses concrètes aux enjeux de rareté de l’eau, de dégradation des sols et de sécurité alimentaire dans les régions arides.
Intitulée « Evaluating nanocellulose from food waste as a functional amendment for sandy soils: Linking fiber structure to water dynamics, soil mechanics, and plant-microbe interactions », l’étude a été publiée dans le Journal of Bioresources and Bioproducts, classé parmi les 1 % des meilleures revues scientifiques de sa catégorie.
Les travaux démontrent que les fibres de nanocellulose permettent d'améliorer significativement la rétention d’eau, la solidité mécanique et la disponibilité des nutriments dans les sols sablonneux. Les chercheurs ont également analysé la stabilité de ces mélanges dans le temps et leur capacité à retenir les éléments nutritifs essentiels à la croissance des plantes.
Le professeur Ebrahim Al Hajri, président de l’Université Khalifa, a déclaré : « Cette solution innovante illustre parfaitement la capacité de nos équipes à développer des technologies adaptées aux défis environnementaux de notre région. En transformant des déchets organiques locaux en ressource agricole, cette approche s’aligne avec les priorités stratégiques des Émirats arabes unis en matière de sécurité alimentaire et de gestion durable de l’eau. Elle représente un levier important pour la région MENA, confrontée à de graves problèmes de fertilité des sols. »
Les auteurs de l’étude sont M. Haidar Ali Dali, Dr. Mohamed Hamid Salim, Malak AbuZaid, Maryam Omar Subhi Qassem, Dr. Faisal Al Marzooqi, Dr. Andrea Ceriani, Alessandro Decarlis, Ludovic Francis Dumée et Blaise Leopold Tardy.
Les travaux ont été menés par des chercheurs issus de plusieurs centres de recherche de l’Université Khalifa, dont le Département de génie chimique et pétrolier, le Centre pour la sécurité alimentaire et les technologies (FSTC), le Centre de recherche et d’innovation sur le CO₂ et l’hydrogène (RICH) et le Centre pour les membranes et les technologies avancées de l’eau (CMAT).
Ce projet s’inscrit dans les efforts continus de l’Université Khalifa pour proposer des solutions concrètes et reproductibles en faveur du développement durable et de la résilience environnementale dans les zones arides.