ABOU DHABI, 7 février 2026 (WAM) – Le Dr Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, ministre du Commerce extérieur, a déclaré que l’Accord de partenariat économique global (CEPA) signé entre les Émirats arabes unis et la République gabonaise constitue une étape majeure dans le renforcement de la coopération économique et commerciale, ouvrant de nouvelles perspectives d’investissement conjoint dans des secteurs prioritaires, notamment les mines, la production alimentaire et les services.
Dans une déclaration à l’Agence de presse des Émirats (WAM), Al Zeyoudi a souligné que le Gabon représente un partenaire économique prometteur pour les Émirats arabes unis, soutenu par des perspectives de croissance stables. Le produit intérieur brut (PIB) du pays a atteint environ 20,6 milliards de dollars en 2024, avec une croissance attendue d’environ 3 % en 2025, a-t-il précisé.
Il a indiqué que l’économie gabonaise repose principalement sur ses ressources naturelles, les matières premières représentant plus de 90 % des exportations totales. Celles-ci comprennent le pétrole et les produits pétroliers, le manganèse utilisé dans la production d’acier et d’engrais, ainsi que le bois, les produits forestiers et des denrées agricoles telles que le cacao, le café, l’huile de palme et le caoutchouc.
Le ministre a rappelé que le Gabon a lancé en 2021 un plan de transformation accélérée d’un montant de 5,5 milliards de dollars, visant à soutenir la diversification économique et à stimuler les secteurs non pétroliers à travers des investissements ciblés dans les mines, la foresterie et l’agriculture, parallèlement à des priorités telles que le développement des infrastructures, la numérisation, l’éducation, le renforcement des compétences et l’amélioration de l’environnement des affaires.
Ces initiatives ont renforcé l’attractivité du Gabon pour les investissements directs étrangers, a-t-il expliqué.
Al Zeyoudi a ajouté que le CEPA contribuera à dynamiser les échanges bilatéraux et à renforcer la présence des Émirats arabes unis en Afrique de l’Ouest, une région dotée d’un fort potentiel de croissance durable et de diversification.
Les échanges non pétroliers entre les deux pays ont atteint environ 320,7 millions de dollars en 2025, en hausse par rapport à 2024 et plus du double de la valeur enregistrée en 2021. Les principales exportations non pétrolières du Gabon vers les Émirats arabes unis comprennent le manganèse, le caoutchouc et le bois.
Il a précisé que l’accord vise à éliminer ou réduire les droits de douane, lever les obstacles au commerce, élargir l’accès aux marchés pour les exportations de services, établir un cadre pour le commerce numérique et définir un mécanisme clair de règlement des différends, des mesures appelées à améliorer le climat des affaires et à encourager les investissements réciproques.
Le ministre a également souligné que l’accord renforcera le rôle des Émirats arabes unis en tant que pôle mondial des chaînes d’approvisionnement et passerelle stratégique reliant le monde arabe à l’Europe, à l’Asie et à l’Afrique, tout en favorisant la coopération entre les secteurs privés des deux pays dans divers domaines de services, notamment la logistique, la construction, l’ingénierie, la santé, l’éducation, les services environnementaux, les services financiers et les télécommunications.
Concernant l’entrée en vigueur de l’accord, Al Zeyoudi a indiqué que les deux parties entameront les procédures de ratification à la suite de la signature, le CEPA prenant effet une fois ces démarches achevées.
Il a enfin souligné que les retombées positives devraient se matérialiser dès la mise en œuvre, grâce à la simplification des procédures douanières, à la réduction des droits de douane et à l’amélioration de l’accès des biens et services aux deux marchés, soutenant ainsi une croissance économique partagée et le renforcement du partenariat stratégique entre les Émirats arabes unis et le Gabon.