La Belgique reporte l’enregistrement biométrique EES pour voyageurs non-UE face à de longues files d’attente

BRUXELLES, 30 mars 2026 (WAM) – La Belgique a reporté l’enregistrement des données biométriques, y compris les empreintes digitales et les scans faciaux, pour les voyageurs non membres de l’Union européenne dans le cadre du Système d’entrée/sortie (EES) de l’Union européenne, à la suite de longues files d’attente lors des essais dans les aéroports.

La décision a été prise par le Ministre de l’Intérieur Bernard Quintin et la Ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt.

Depuis octobre de l’année dernière, les contrôles frontaliers électroniques en Europe, connus sous le nom de Système d’entrée/sortie (EES), sont progressivement déployés. L’objectif est que les citoyens non membres de l’UE fournissent leurs empreintes digitales et un scan facial en plus de leur passeport et de leur date de départ.

L’Union européenne a décidé d’introduire le système par étapes. Cette mise en œuvre progressive permet des ajustements en cas de problèmes techniques, et les États membres peuvent suspendre temporairement le système dans des circonstances exceptionnelles, telles qu’une congestion excessive.

En Belgique, le système devait être introduit à des moments précis avant une mise en œuvre complète d’ici le 10 avril, notamment à l’aéroport de Bruxelles. Cependant, les autorités ont décidé de retarder le déploiement, à l’instar des Pays-Bas et de la France.

Les ministres Bernard Quintin et Anneleen Van Bossuyt ont souligné que l’introduction progressive a entraîné une augmentation significative des temps d’attente aux contrôles frontaliers. Les différentes parties prenantes travaillent d’arrache-pied depuis des mois pour garantir des contrôles frontaliers sécurisés, adaptés aux flux de passagers, dans le cadre du nouveau système.

Néanmoins, les conditions technologiques et infrastructurelles nécessaires à l’enregistrement biométrique dans des conditions normales et conviviales pour les passagers ne sont pas réunies, ont-ils déclaré.

« Des frontières solides sont une condition préalable nécessaire à une politique migratoire efficace et sont essentielles pour la sécurité de nos citoyens, y compris dans les aéroports », a souligné la ministre Anneleen Van Bossuyt. « En même temps, le système européen doit fonctionner de manière fluide dans la pratique, ce qui nécessite manifestement plus de temps. »