Le Forum d’Abou Dhabi pour la paix lance une initiative trilatérale entre les Émirats arabes unis, les États-Unis et le Royaume-Uni en faveur d’une paix durable au Nigeria

LONDRES, 29 avril 2026 (WAM) -- Le Sommet pour la Paix au Nigeria s’est conclu aujourd’hui à la Chambre des Lords britannique à Londres.

Cette initiative internationale de haut niveau s’est déroulée sur trois jours afin de discuter des voies pour renforcer la paix civile au Nigeria, dans le cadre des efforts internationaux visant à promouvoir la stabilité sur l’ensemble du continent africain.

Le Forum d’Abou Dhabi pour la Paix a organisé le sommet en partenariat stratégique avec le Département d’État des États-Unis et le Foreign, Commonwealth & Development Office du Royaume-Uni. La séance d’ouverture a été présidée par Son Éminence Shaykh Abdullah Bin Bayyah, Président du Conseil des Fatwas des Émirats arabes unis et Président du Forum d’Abou Dhabi pour la Paix.

Du côté américain, la délégation était représentée par Riley M. Barnes, Secrétaire adjoint d’État pour la Démocratie, les Droits de l’Homme et le Travail (DRL), tandis que le Royaume-Uni était représenté par la Baronne Chapman, Ministre d’État (Développement international et Afrique).

Le sommet a réuni des personnalités éminentes, dont Son Éminence le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, l’ancien Archevêque de Cantorbéry Justin Welby, Son Altesse l’Émir d’Argungu Samaila Muhammad Mera, Lord Russell Rook, la Baronne Scotland of Asthal, ainsi que le Grand Mufti du Nigeria, Son Éminence Shaykh Sharif Ibrahim Saleh Al-Hussaini, qui s’est adressé au sommet par visioconférence.

La délégation nigériane comprenait un groupe sélectionné de dirigeants religieux musulmans et chrétiens, de responsables gouvernementaux, d’universitaires et de représentants de la société civile.

Shaykh Bin Bayyah a souligné que cet événement s’inscrit dans le rôle avancé des Émirats arabes unis dans le soutien aux processus de paix et dans leurs liens profonds avec l’Afrique, en particulier le Nigeria. Il a décrit cette initiative comme l’incarnation de la présence active des Émirats arabes unis en faveur de la stabilité, à travers une approche qui combine diplomatie fondée sur les valeurs et coopération internationale.

Dans son discours d’ouverture, Shaykh Bin Bayyah a expliqué que l’évolution des environnements de conflit à l’échelle mondiale exige un modèle intégré alliant légitimité morale et efficacité politique. Il a annoncé le lancement d’un cadre trilatéral qualitatif impliquant les États-Unis, le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis, visant à instaurer une paix durable par des initiatives institutionnelles fondées sur la complémentarité des rôles, la souveraineté nationale et l’ancrage des efforts diplomatiques dans des fondements moraux.

Shaykh Bin Bayyah a proposé une analyse approfondie de la crise nigériane multidimensionnelle, mettant en lumière l’interaction entre la concurrence pour les ressources, le changement climatique, la criminalité organisée et l’extrémisme.

Il a présenté une feuille de route en cinq piliers : rationalisation du discours public, renforcement de la confiance, soutien aux initiatives locales, traitement de la violence par une approche sécurité et justice, et intégration des efforts nationaux et internationaux.

Riley M. Barnes a salué le Forum d’Abou Dhabi pour la Paix pour son rôle dans la construction de ponts de dialogue, soulignant que les États-Unis considèrent ce partenariat comme un modèle alliant profondeur religieuse et efficacité diplomatique.

La Baronne Chapman a exprimé la fierté du Royaume-Uni de rejoindre cette initiative, affirmant que l’approche du Forum comble un véritable vide dans les efforts de consolidation de la paix et que la stabilité du Nigeria constitue la pierre angulaire de la sécurité en Afrique de l’Ouest.

Justin Welby, ayant récemment coordonné des réunions au Nigeria avec des dirigeants politiques et religieux, a insisté sur le fait que la paix est une responsabilité morale qui exige le courage de reconnaître l’autre.

Le sommet de Londres représente la deuxième étape d’un processus consultatif en plusieurs phases, après une réunion tenue à Washington en février dernier.

D’autres sessions sont prévues à Abou Dhabi, Rabat et Abuja, en coordination avec le gouvernement nigérian, afin de finaliser une approche internationale intégrée pour soutenir la paix au Nigeria et sur le continent africain.