GENÈVE, 9 mai 2026 (WAM) -- L’édition de mai du Global Trade Update révèle que, bien que les droits de douane aient fortement augmenté en 2025, ils n’ont pas constitué le principal obstacle au commerce au cours des dernières décennies.
Les coûts les plus importants proviennent désormais des mesures non tarifaires telles que les réglementations techniques, les exigences en matière de santé et de sécurité, ainsi que les procédures de certification. Ces mesures déterminent qui peut accéder aux marchés et à quelles conditions. Pour la plupart des pays, ces exigences coûtent plus cher que les droits de douane.
La charge n’est pas répartie équitablement. Les pays en développement et les pays les moins avancés sont confrontés à la fois à des droits de douane plus élevés et à des exigences plus complexes. Dans certaines régions, les droits de douane sur les exportations ont presque doublé en 2025. Parallèlement, le respect des normes est devenu plus exigeant et plus coûteux.
Le résultat est une perte de commerce. Les pays les moins avancés perdent environ 10 % de leurs exportations vers les marchés du G20 parce qu’ils ne peuvent pas satisfaire à ces exigences.
Les petits exportateurs sont particulièrement touchés. Une capacité technique limitée et l’absence d’installations locales de test augmentent les coûts et réduisent la compétitivité.
Le défi ne réside pas seulement dans les mesures elles-mêmes, mais aussi dans la manière dont elles sont appliquées.
Le manque de transparence complique l’identification et le respect des exigences par les entreprises. L’incertitude ajoute des retards et des coûts, en particulier pour les petites entreprises.
Améliorer l’accès à l’information peut faire une différence mesurable. Une meilleure transparence pourrait réduire d’environ 19 % les coûts commerciaux liés à ces mesures. Lorsque les exigences ne sont pas correctement notifiées, le coût peut être équivalent à un droit de douane de 28 %.
Les mesures non tarifaires servent des objectifs légitimes de politique publique. Elles soutiennent la sécurité, la santé et la protection de l’environnement. L’objectif n’est pas de les supprimer, mais de réduire les coûts inutiles.
Une plus grande transparence, une coopération réglementaire renforcée et un soutien ciblé peuvent aider les exportateurs à satisfaire plus efficacement aux exigences. L’alignement ou la reconnaissance des normes entre les pays peut également réduire les coûts, en particulier dans le commerce entre économies en développement.
Sans ces mesures, le commerce deviendra plus restrictif dans la pratique, même si les droits de douane restent faibles.