Le pavillon des Émirats arabes unis à la COP29 discute des moyens de développer le financement de la lutte contre le changement climatique

BAKOU, 15 NOVEMBRE 2024 (WAM) – Huit sessions consacrées au financement climatique se sont tenues jeudi au pavillon des Émirats arabes unis lors de la COP29, abordant les moyens d’accélérer la transition mondiale vers un avenir net zéro et résilient au climat, tout en veillant à ce que tous les pays y participent.

Ces échanges ont réuni de nombreux acteurs de l’action climatique des Émirats arabes unis, parmi lesquels le Centre mondial de financement du climat (GCFC), l’entreprise d’énergie propre Masdar, son programme WiSER pour les femmes dans le changement durable, HSBC, le Programme mondial de finance islamique et l’École de gouvernement Mohammed bin Rashid.

Lors de la session intitulée “ Mobiliser le financement climatique pour le Sud ”, animée par Shaima Gargash, directrice de l’énergie et du développement durable au ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, et Mercedes Vela Monserrate, directrice générale du GCFC, les participants ont discuté de la manière dont la coopération Sud-Sud, notamment à travers des initiatives comme l’" Afrique verte “, permet de trouver des solutions climatiques concrètes grâce à des ” projets bancables " qui favorisent l’alliance entre politique et investissement.

Un autre débat, centré sur le cadre mondial de financement du climat, a réuni Majid Al Suwaidi, PDG d’ALTÉRRA et directeur général de la COP28. Celui-ci a souligné l’importance de répondre aux besoins de financement climatique, d’accélérer l’accès aux investissements et de soutenir la croissance économique. Selon Al Suwaidi, ALTÉRRA a ainsi mobilisé 5 milliards de dollars de capital catalytique pour le Sud, soulignant que " le passage des milliards aux billions ne pourra se réaliser que si la communauté financière et le secteur privé s’impliquent pleinement dans ces conversations ».

Les Émirats arabes unis ont été présentés comme un centre majeur du financement climatique, avec un écosystème en plein essor d'institutions financières et d'innovateurs en matière de technologies climatiques. Masdar a notamment exploré les possibilités offertes par les obligations vertes et le financement des énergies renouvelables, en collaboration avec des partenaires bancaires émiratis.

Bruce Johnson, directeur du financement des entreprises chez Masdar, a expliqué que l’entreprise utilise les fonds générés par ses obligations vertes annuelles pour financer des projets d'énergie durable, dans le cadre de sa vision ambitieuse de devenir un leader mondial en matière d’énergie renouvelable.

Un Majlis des Émirats/Climate Changemaker, animé par Amy Brachio, vice-présidente mondiale d’EY pour le développement durable, a favorisé un échange ouvert sur la manière d’assurer que les solutions innovantes de financement climatique profitent à tous, avec des impacts sociaux et environnementaux équitables, un thème majeur de la COP28. La session a également abordé la question de l’intégration des groupes marginalisés dans la résolution des enjeux climatiques, ainsi que des modèles pour renforcer la résilience climatique et l’accès au financement.

Reem Al Mussabeh, entrepreneure en série et pionnière du programme WiSER, a souligné l’importance du mentorat et du renforcement des capacités pour développer des solutions climatiques à grande échelle et à fort impact.

Enfin, HSBC et des leaders d’opinion mondiaux ont débattu de la transition juste et socialement inclusive dans le cadre du financement climatique pour le Sud. Le Programme mondial de finance islamique pour le climat a également exploré comment la finance mixte pourrait ouvrir l’accès aux actifs mondiaux de 3 000 milliards de dollars de la finance islamique, avec un intérêt particulier sur les besoins d’adaptation dans la région MENA.