2 000 milliards de dollars : la valeur attendue pour cinq technologies énergétiques d’ici 2035

ABOU DHABI, 2 avril 2025 (WAM) – Le marché des véhicules électriques, des électrolyseurs, des pompes à chaleur, de l’énergie solaire photovoltaïque et des éoliennes devrait tripler pour atteindre 2 100 milliards de dollars d’ici 2035, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Dans son rapport intitulé « Perspectives des technologies de l’énergie 2024 », l’AIE a affirmé que le secteur de la capture du dioxyde de carbone figure parmi les plus dynamiques de la dernière décennie, avec un nombre de start-ups spécialisées multiplié par sept. Actuellement, plus de 140 entreprises travaillent activement au développement de solutions de capture du CO₂.

L’Agence indique qu’environ 30 installations de capture et de stockage de dioxyde de carbone sont aujourd’hui opérationnelles en Europe, en Amérique du Nord, au Japon et au Moyen-Orient. Toutefois, la majorité de ces installations restent de petite taille, avec seulement cinq d’entre elles capables de capturer plus de 1 000 tonnes de CO₂ par an. Leur capacité globale dépasse les 17 000 tonnes par an, bien que les accords commerciaux pour la vente ou le stockage du CO₂ capturé demeurent encore rares.

À ce titre, l’AIE a mis en lumière le projet pionnier mené par ADNOC et l’entreprise 44.01 dans l’émirat de Fujaïrah, consistant à extraire le dioxyde de carbone et à le transformer en roche. Ce projet figure parmi les initiatives énergétiques les plus innovantes au monde, ayant permis de stocker 10 tonnes de CO₂ en moins de 100 jours en 2024.

Par ailleurs, le rapport souligne la hausse continue des dépenses publiques en recherche et développement dans le domaine de l’énergie, atteignant 50 milliards de dollars à l’échelle mondiale en 2023, soit une progression de 5 % par rapport à 2022. Cette tendance devrait se poursuivre en 2024 et au cours des prochaines années.

Les premières estimations pour 2024 indiquent un ralentissement du rythme de croissance des dépenses publiques aux États-Unis et au Canada. À l’inverse, le Japon et la Norvège enregistrent les hausses les plus marquées, grâce à l’impulsion budgétaire de l’Initiative japonaise pour la transition verte – qui stimule la compétitivité des technologies de batteries – et à l’augmentation significative des financements dédiés aux énergies renouvelables et à l’hydrogène en Norvège.

L’AIE a également précisé que les entreprises jouent un rôle de plus en plus actif dans le renforcement des investissements énergétiques, avec une croissance de leurs dépenses en R&D trois fois plus rapide que celle du PIB des pays membres. Les constructeurs automobiles mènent la dynamique, occupant 13 places parmi les 20 premières entreprises mondiales en matière de budgets de recherche et développement appliqués aux technologies de l’énergie.