La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge internationaux : toute attaque contre un travailleur humanitaire est une attaque contre la société

GENÈVE, 7 mai 2025, (WAM) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) ont affirmé que chaque attaque contre un travailleur humanitaire constitue une attaque contre la société qu’il sert, ainsi qu’une violation flagrante des lois conçues pour protéger les civils et atténuer les souffrances en temps de conflit.

Dans une déclaration conjointe publiée aujourd’hui à Genève à l’occasion de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Mirjana Spoljaric, présidente du CICR, et Kate Forbes, présidente de la FICR, ont rendu hommage aux travailleurs humanitaires tués dans l’exercice de leurs fonctions, alors qu’ils s’efforçaient de sauver des vies.

La déclaration souligne que leur perte appelle bien plus que des paroles creuses ou de simples expressions d’indignation : elle exige des actions concrètes et immédiates.

Les deux responsables ont alerté sur l’impossibilité pour la communauté internationale de continuer à détourner le regard pendant que les règles de la guerre sont bafouées et que les travailleurs humanitaires sont délibérément pris pour cibles.

Elles ont cité l’exemple du meurtre brutal de membres du Croissant-Rouge palestinien en mars, un acte qui a suscité une vague de colère à travers le monde. Toutefois, ont-elles souligné, cette tragédie n’est pas un cas isolé : dans d’autres régions, des humanitaires sont pris pour cible en conduisant des ambulances, en distribuant de l’aide ou en tentant d’atteindre des communautés vulnérables sur les lignes de front.

La déclaration a révélé qu’en 2025 seulement, 10 travailleurs humanitaires ont déjà été tués, dans la continuité d’une année 2024 qualifiée de la plus meurtrière jamais enregistrée pour les acteurs humanitaires, avec 38 employés et volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ayant perdu la vie.

Le texte met en garde : si cette tendance tragique persiste, l’année 2025 pourrait être encore plus sombre.

La déclaration insiste enfin sur la responsabilité directe des États et des parties aux conflits dans l’inversion de cette dynamique inquiétante. Elle appelle à protéger les travailleurs humanitaires, à respecter le droit international humanitaire et à défendre la valeur fondamentale de l’humanité partagée.