La 11e édition du Sommet mondial de l’économie verte s’ouvre à Dubaï sous le thème « Innover pour impacter »

DUBAÏ, le 1er octobre, 2025 (WAM) – La 11e édition du Sommet mondial de l’économie verte (World Green Economy Summit - WGES) a débuté aujourd’hui à Dubaï sous le thème : « Innover pour impacter : accélérer l’avenir de l’économie verte ».

Organisé par le Conseil suprême de l’énergie de Dubaï, l’Autorité de l’électricité et de l’eau de Dubaï (DEWA) et l’Organisation mondiale de l’économie verte (WGEO), le sommet se tient les 1er et 2 octobre au Centre des expositions du Dubai World Trade Centre.

Les travaux se sont ouverts par une séance plénière intitulée « La technologie verte au service de la résilience : innovations dans les solutions climatiques intelligentes », réunissant des dirigeants du secteur, dont Saeed Al Abbar, PDG d’AESG, Stwart Peña Feliz, cofondateur et PDG de MacroCycle Technologies, et Seneca Cottom, responsable de la durabilité au sein du groupe Alshaya.

Les intervenants ont rappelé que les effets du changement climatique ont coûté à l’économie mondiale plus de 320 milliards de dollars en 2024, soulignant que « la résilience et l’innovation ne sont plus des options, mais une nécessité ». Ils ont mis en avant le besoin d’intégration entre financement, politiques publiques et technologie afin d’accélérer la transition vers des projets verts viables et d’adapter les réglementations à l’évolution rapide des technologies.

Une présentation consacrée à la participation du WGEO à la prochaine COP30 au Brésil a mis en lumière son rôle stratégique dans la promotion de l’économie verte, de la durabilité et des énergies propres, avec une attention particulière accordée à la région MENA et aux priorités de l’« Accord des Émirats arabes unis » issu de la COP28. Les discussions ont insisté sur l’importance du financement climatique, de l’adaptation et de la résilience pour concrétiser des projets verts bancables.

Lors de la cérémonie d’ouverture, l’écrivain et défenseur de la durabilité alimentaire Michael Pollan a rappelé que la production alimentaire représente entre 20 % et 50 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il a souligné que « l’agriculture peut devenir une solution au changement climatique en capturant le carbone atmosphérique et en le stockant dans les sols ».

Dans un entretien ultérieur intitulé « Une conversation au coin du feu avec Michael Pollan », il a dénoncé le modèle alimentaire industriel fondé sur la surproduction et les régimes ultra-transformés, tout en appelant à soutenir l’agriculture régénératrice et la diversification des cultures.

Une table ronde intitulée « 10 ans du parc solaire Mohammed bin Rashid Al Maktoum : concrétiser la vision du leadership » a réuni plusieurs figures du secteur énergétique, notamment Mohamed Jameel Al Ramahi, PDG de Masdar, et Raad Al-Saady, vice-président d’ACWA Power. Les intervenants ont salué le rôle moteur de la vision des Émirats arabes unis dans la transition énergétique mondiale, insistant sur l’importance de l’innovation, du stockage et des partenariats public-privé pour accélérer l’adoption des énergies renouvelables.

Son Altesse Cheikha Dr. Shamma bint Mohammed bin Khalid Al Nahyan, présidente des institutions Cheikh Mohammed bin Khalid Al Nahyan, a prononcé un discours sur « la sensibilisation environnementale numérique », appelant les jeunes à utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir la durabilité et encourager des comportements responsables face au changement climatique.

Une autre intervention intitulée « L’intelligence artificielle au service d’un avenir durable pour la technologie » a réuni des experts de Microsoft, Huawei et Moro Hub. Les intervenants ont exploré les opportunités et défis environnementaux liés à l’essor de l’IA, soulignant la nécessité d’infrastructures vertes et d’un alignement entre innovation et durabilité.

Le sommet a également abordé les liens entre le climat, la sécurité alimentaire et la santé humaine lors d’une session intitulée « Chaleur, faim et santé : l’impact du changement climatique sur l’homme ». Les experts ont averti que les vagues de chaleur, la dégradation des ressources alimentaires et la propagation des maladies liées à l’environnement menacent les populations les plus vulnérables, plaidant pour une coopération internationale renforcée.

Un panel régional consacré à « L’action mondiale pour l’eau : les efforts des Émirats arabes unis avant la Conférence des Nations unies sur l’eau 2026 » a réuni des représentants du ministère des Affaires étrangères, de la Fondation Émirats de l’aide à l’eau (Suqia) et de l’Initiative Mohamed bin Zayed pour l’eau. Les discussions ont mis en lumière le rôle de l’État dans la promotion d’une gestion durable de l’eau et des ressources naturelles à l’échelle mondiale.

Le Sommet mondial de l’économie verte se poursuivra demain (jeudi) avec de nouvelles sessions dédiées au financement de la transition verte, aux marchés du carbone et à la sécurité alimentaire et hydrique, ainsi qu’à la cérémonie des Emirates Energy Awards.