Sommet mondial des gouvernements : experts explorent la résurrection d’espèces menacées par la génomique

DUBAÏ, 4 février 2026 (WAM) – Une session intitulée « Les gouvernements peuvent-ils suivre le rythme de l’imagination humaine ? », organisée lors de la deuxième journée du Sommet mondial des gouvernements (WGS) 2026, s’est penchée sur les avancées scientifiques et technologiques susceptibles de permettre la résurrection d’espèces animales disparues grâce aux applications de pointe en génie génétique et en génomique.

La discussion a abordé les répercussions de ces recherches sur la biodiversité, la conservation des écosystèmes, et les connaissances biologiques au service de la santé humaine et environnementale.

La session a réuni Ben Lamm, cofondateur et PDG de Colossal Biosciences, et a été animée par Jeffrey Katzenberg, associé fondateur de WndrCo.

En ouverture, Katzenberg a souligné que cette initiative incarne une convergence inédite entre technologie de pointe et efforts internationaux pour la préservation de la nature. Il a mis en avant l’impact environnemental potentiel de ce type d’innovation, avant de lancer la discussion sur l’origine scientifique du projet.

Ben Lamm a expliqué que cette idée a émergé à la suite d’un échange avec le professeur George Church, généticien de renom à l’Université Harvard et pionnier de la biologie synthétique, qui l’a alerté sur le risque de disparition de 50 % de la biodiversité mondiale d’ici 25 ans en l’absence d’actions urgentes.

Ce constat a donné naissance à une initiative scientifique ambitieuse, portée par la curiosité, l’esprit entrepreneurial et la constitution d’équipes spécialisées à la pointe de la recherche. Selon Lamm, les premiers résultats sont prometteurs et montrent l’importance d’initiatives visionnaires, à l’image des programmes spatiaux, capables de repousser les limites technologiques tout en mobilisant l’opinion mondiale face aux défis environnementaux.

Il a également annoncé la création prochaine d’un réseau mondial de biobanques destiné à préserver le matériel génétique d’espèces menacées, en lien avec des programmes éducatifs pour sensibiliser les jeunes aux sciences de la vie et à la préservation de l’environnement.

Ben Lamm a par ailleurs souligné que la recherche sur les espèces éteintes pourrait déboucher sur des applications médicales pour l’être humain, telles qu’une meilleure résistance aux maladies ou l’amélioration du système immunitaire, conférant ainsi à l’initiative une double portée sanitaire et environnementale.

Il a conclu en exprimant l’espoir de voir, au cours des deux prochaines décennies, la réintroduction d’espèces disparues dans leurs habitats naturels, renforçant la sensibilisation mondiale à la protection de la biodiversité.