NEW YORK, 21 avril 2026 (WAM) -- Les dialogues interactifs avec les quatre candidats au poste de Secrétaire général des Nations Unies ont débuté hier, mardi, à l'Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) et se poursuivront sur deux jours.
Le nouveau Secrétaire général exercera un mandat de cinq ans, succédant à l'actuel Secrétaire général, António Guterres, qui dirige l'organisation internationale depuis deux mandats consécutifs depuis 2017, son mandat actuel prenant fin le 31 décembre 2026.
Annalena Baerbock, Présidente de l'Assemblée générale, a expliqué que ces dialogues, organisés par l'Assemblée générale à son invitation directe, constituent une étape fondamentale pour garantir un processus de sélection transparent et inclusif. Ils permettront aux candidats de présenter leurs visions et de répondre aux questions des 193 États membres.
Elle a déclaré que la sélection du nouveau Secrétaire général n'est pas simplement une décision administrative, mais un message politique reflétant l'approche des Nations Unies face aux défis du XXIe siècle.
Elle a affirmé que le prochain dirigeant de l'organisation internationale aura la responsabilité de mener des réformes essentielles afin de garantir que l'organisation, fondée il y a 80 ans, puisse suivre le rythme des évolutions actuelles.
Elle a ajouté que la sélection du Secrétaire général déterminera l'orientation de l'organisation internationale et prouvera si les Nations Unies représentent véritablement les plus de huit milliards de personnes qu'elles servent à travers le monde, dont la moitié sont des femmes et des filles.
Elle a souligné que les dialogues interactifs, d'une durée de trois heures pour chaque candidat, offriront l'occasion d'évaluer leurs capacités de leadership et leur expérience dans les trois piliers du travail des Nations Unies : la paix et la sécurité, les droits de l'homme et le développement durable, en insistant sur l'interconnexion de ces piliers pour parvenir à un monde plus juste et plus stable.
L'Assemblée générale a tenu aujourd'hui, mardi, deux sessions de dialogue interactif. La première s'est tenue le matin avec la candidate Michelle Bachelet, ancienne Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme et ancienne Présidente du Chili, tandis que la deuxième session se tiendra avec le candidat Rafael Grossi, actuel directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Les troisième et quatrième sessions de dialogue auront lieu demain, respectivement avec Rebeca Grynspan, actuelle Secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), et Macky Sall, ancien Président du Sénégal.
Chacune de ces quatre sessions interactives durera trois heures, débutant par une déclaration liminaire de chaque candidat ne dépassant pas 10 minutes, au cours de laquelle ils présenteront leurs idées, concepts et propositions pour diriger l'organisation internationale. Cela sera suivi par des réponses de chaque candidat aux questions posées par les représentants des États membres des Nations Unies et des représentants de la société civile, dans le but d'explorer plus en profondeur leurs compétences en leadership et leur expérience.
Ce dialogue interactif est divisé en deux axes thématiques : le premier concerne les capacités de leadership, l'expérience et les compétences que possèdent les candidats pour garantir la construction d'une organisation forte capable de relever les défis futurs ; le second porte sur les trois piliers sur lesquels reposent les Nations Unies : la paix et la sécurité, le développement et les droits de l'homme.