L’UE et l’ASEAN appellent à préserver la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz

BANDAR SERI BEGAWAN, 28 avril 2026 (WAM) -- L'Union européenne et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) ont souligné la nécessité de préserver la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, conformément au droit international.

Les deux parties se sont réunies lors de la 25e Réunion ministérielle ASEAN-UE (AEMM) les 27 et 28 avril 2026 à Bandar Seri Begawan, Brunei Darussalam. La réunion était coprésidée par Son Excellence Dato Erywan Pehin Yusof, Deuxième Ministre des Affaires étrangères du Brunei Darussalam, en tant que Coordinateur national des relations de dialogue ASEAN-UE, et Son Excellence Kaja Kallas, Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne.

Dans une déclaration conjointe publiée à l’issue de leur 25e réunion ministérielle, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur partenariat stratégique et à promouvoir la paix et la stabilité internationales.

Concernant la situation au Moyen-Orient, elles ont réaffirmé l’importance de maintenir la sûreté et la sécurité maritimes, ainsi que de préserver la liberté de navigation et de survol au-dessus des détroits utilisés pour la navigation internationale, conformément au droit international, tel que reflété dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 (UNCLOS).

« Nous avons exprimé notre profonde préoccupation face à toute mesure discriminatoire ou unilatérale susceptible d’entraver ou d’obstruer le passage des navires à travers le détroit d’Ormuz, ou tout autre détroit utilisé pour la navigation internationale, qui serait incompatible avec le droit international, tel que reflété dans la Convention UNCLOS de 1982 », indique la déclaration.

Elle appelle également au rétablissement d’un passage de transit sûr, ininterrompu et continu des navires et des aéronefs dans le détroit d’Ormuz, afin de minimiser les perturbations dans l’acheminement des denrées alimentaires, de l’énergie et des biens essentiels, et d’atténuer son impact négatif sur la stabilité économique mondiale.

Les deux parties ont souligné l’importance de maintenir la paix et la stabilité régionales, de respecter le droit international et de promouvoir le dialogue et la diplomatie pour résoudre les conflits.

La déclaration poursuit : « Nous avons réitéré notre soutien indéfectible à la préservation et au renforcement de l’architecture du désarmement nucléaire, de la non-prolifération et du contrôle des armements. Nous continuerons à œuvrer en vue du succès de la Conférence d’examen de 2026 des Parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), en nous appuyant sur notre engagement tout au long du cycle d’examen actuel. »

« Nous avons réaffirmé notre soutien sans équivoque au TNP en tant que pierre angulaire du régime mondial de non-prolifération nucléaire, fondement essentiel pour la poursuite du désarmement nucléaire conformément à l’Article VI, et élément important pour le développement des applications de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques selon son Article IV. »