Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne soulignent l’importance de renforcer les relations avec les États du CCG

BRUXELLES, 11 mai 2026 (WAM) -- Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont souligné l'importance de renforcer les relations avec les États membres du Conseil de coopération du Golfe lors de leur réunion mensuelle à Bruxelles lundi.

Kaja Kallas, Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé les résultats lors d'un point de presse à l'issue de la réunion, indiquant que les ministres ont discuté du partenariat stratégique entre l'Union européenne et le CCG.

Kallas a souligné que la situation dans le détroit d'Ormuz continue de se détériorer à la suite des récentes attaques iraniennes, qui ont eu un impact significatif sur plusieurs routes commerciales. Elle a noté que la liste iranienne des entités considérées comme une menace pour la liberté de navigation a été élargie.

Les ministres ont discuté de l'opération navale européenne Aspides, qui contribue à garantir la liberté de navigation. Kallas a confirmé que l'UE entend renforcer sa coopération et son engagement dans ce cadre, s'appuyant sur des décennies d'expérience dans les relations avec l'Iran.

Concernant la situation dans la bande de Gaza, la responsable européenne a déclaré que la situation reste extrêmement grave, notant l'arrêt des pourparlers entre Israël et le Hamas et le refus de ce dernier de se désarmer, ce qui augmente le risque d'escalade. Elle a également souligné la recrudescence des violences commises par des colons extrémistes.

Kallas a annoncé que les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont adopté une liste de sanctions visant ces individus, ainsi que des mesures dirigées contre le Hamas, soulignant que la violence et l'extrémisme doivent avoir des conséquences et que cette étape marque une rupture avec l'impasse politique précédente.

Au sujet de la Syrie, Kallas a expliqué que les ministres ont convenu de réactiver l'accord de coopération avec Damas, considérant cela comme un signal positif pour la reprise du dialogue. Elle a indiqué qu'un dialogue politique de haut niveau avec la Syrie serait organisé.

Elle a affirmé que l'UE soutient la phase de transition et de reconstruction en Syrie et est prête à agir immédiatement, mais reste dans l'attente de progrès concrets, en particulier concernant une transition politique réelle et inclusive.