Un rapport du Sommet mondial des gouvernements et de la SIA sur le calcul intensif : redéfinir l’équilibre mondial des pouvoirs et la compétitivité économique

DUBAÏ, 9 juin 2026 (WAM) – L’Organisation du Sommet Mondial des Gouvernements a affirmé que le calcul haute performance est devenu l’un des piliers les plus essentiels de la puissance nationale stratégique, compte tenu de son impact direct sur la croissance économique, le progrès scientifique et l’influence géopolitique.

L’Organisation a souligné que les pays disposant d’écosystèmes informatiques avancés sont mieux placés pour accélérer l’innovation, renforcer la résilience économique et consolider leur souveraineté technologique.

L’Organisation a également noté que l’atteinte de la « souveraineté informatique » ne dépend pas uniquement de la possession d’une puissance de calcul massive. Elle requiert plutôt le développement d’écosystèmes intégrés comprenant des systèmes énergétiques durables, le développement des talents nationaux, des chaînes d’approvisionnement résilientes et des cadres de gouvernance robustes afin d’assurer la compétitivité à long terme et la préparation à l’avenir.

Ces observations ont été présentées dans un nouveau rapport stratégique intitulé « Souveraineté et supercalcul : comment le calcul haute performance redessine la carte de la compétitivité mondiale », préparé par l’Organisation du Sommet Mondial des Gouvernements en collaboration avec SIA. Le rapport examine les transformations rapides qui façonnent le secteur du calcul avancé et son rôle central dans le soutien des économies nationales, le renforcement de la compétitivité, l’accélération de l’innovation scientifique et la préparation des gouvernements à l’avenir.

Le rapport souligne que le calcul haute performance n’est plus confiné aux laboratoires et à la recherche scientifique. Il est désormais un élément fondamental dans les équations de puissance mondiale et l’élaboration des politiques, en particulier avec l’expansion rapide des applications de l’intelligence artificielle, de la génomique, de la modélisation climatique, des systèmes énergétiques, de la sécurité et de la défense.

Mohammad Yousef Al Sharhan, Directeur Général de l’Organisation du Sommet Mondial des Gouvernements, a déclaré que le calcul haute performance est devenu un moteur clé de la compétitivité économique, du leadership scientifique et de la souveraineté nationale, en faisant une priorité stratégique pour les gouvernements au même titre que d’autres secteurs vitaux.

M. Al Sharhan a noté que le calcul haute performance offre aux gouvernements un avantage concurrentiel mondial en permettant des capacités inédites en matière de prévision de l’avenir et de planification stratégique à long terme. Il a ajouté que les pays en tête dans ce domaine sont mieux placés pour accélérer l’innovation et développer des solutions avancées face aux défis futurs.

Rafael Lemaitre, Associé chez SIA Partners, a souligné que la compétition mondiale pour le calcul haute performance évolue rapidement pour devenir un facteur déterminant de la compétitivité nationale et de l’autonomie stratégique. L’entreprise a noté que le monde assiste à une transition d’une fracture numérique à une « fracture du calcul », où l’accès à des capacités informatiques avancées détermine de plus en plus la capacité d’un pays à innover, à assurer la croissance économique et à maintenir un leadership technologique. SIA a également souligné que la souveraineté informatique devient aussi cruciale pour l’avenir d’un pays que l’indépendance énergétique ou la sécurité alimentaire, avertissant que les nations qui prennent du retard dans la course au calcul haute performance risquent plus que de perdre un avantage technologique – elles risquent de perdre leur capacité à concurrencer efficacement dans l’économie mondiale. L’entreprise a insisté sur le fait qu’un investissement soutenu dans les infrastructures informatiques, le développement des talents et des écosystèmes technologiques résilients sera essentiel pour garantir la compétitivité à long terme et la préparation à l’avenir.

Le rapport se concentre sur trois piliers principaux : le rôle du calcul haute performance dans le renforcement de la souveraineté nationale et de la compétitivité mondiale ; les défis géopolitiques associés aux technologies avancées et aux chaînes d’approvisionnement ; et l’importance d’investir dans l’infrastructure numérique et le développement des talents nationaux pour assurer la préparation à l’avenir.

Le rapport retrace également l’évolution du calcul avancé, des applications de défense et de recherche à l’ère des technologies « petascale » et « exascale », mettant en lumière leur rôle dans l’accélération de la croissance économique et le soutien aux secteurs critiques, notamment la santé, l’énergie, la recherche scientifique et la sécurité.

En outre, le rapport aborde les principaux défis liés aux besoins énergétiques, aux dépendances technologiques, à la pénurie de talents et aux chaînes d’approvisionnement mondiales, tout en passant en revue les expériences des économies leaders et émergentes, notamment les États-Unis, la Chine, l’Union européenne et les Émirats arabes unis.

Le rapport adopte un cadre d’évaluation comparative des pays selon une série d’indicateurs, notamment la capacité de calcul, l’efficacité des systèmes, la résilience des chaînes d’approvisionnement, les capacités de recherche, la durabilité énergétique, la gouvernance et la préparation à l’avenir.

Le rapport est accessible via le lien suivant : https://www.worldgovernmentssummit.org/ar/observer/reports/detail/sovereignty-and-supercomputing-how-high-performance-computing-is-redrawing