Les EAU se félicitent de l'objectif "net zéro" de l'Arabie saoudite et saluent son leadership pour cette mesure progressive

Les EAU se félicitent de l'objectif "net zéro" de l'Arabie saoudite et saluent son leadership pour cette mesure progressive

Les EAU se félicitent de l'objectif "net zéro" de l'Arabie saoudite et saluent son leadership pour cette mesure progressive

Les EAU se félicitent de l'objectif

RIYAD, 23 octobre 2021 (WAM) – Les Emirats arabes unis ont salué aujourd'hui l'annonce par le Royaume d'Arabie saoudite d'un objectif de zéro émission nette d'ici 2060 et ont félicité ses dirigeants et son peuple pour cette mesure progressive et pour avoir convoqué l’Initiative verte saoudienne (SGI) tout en plaidant en faveur de solutions pratiques pour lutter contre le changement climatique.

S'exprimant lors d'une session intitulée "Countdown to COP26 - State of Play Ahead of a Critical Summit" (compte à rebours de la COP26 - état des lieux avant un sommet crucial) lors du forum d'une journée à Riyad, le ministre de l'industrie et des technologies avancées et envoyé spécial pour le changement climatique, Dr. Sultan ben Ahmed Al Jaber, a déclaré : "Les Emirats arabes unis félicitent vivement les dirigeants et le peuple du Royaume d'Arabie saoudite, en particulier les jeunes, pour cette initiative stratégique historique, audacieuse et à long terme. Elle représente un changement de paradigme en matière d'ambition pour cette région, elle souligne le rôle vital que cette région peut et doit jouer dans la fourniture de solutions climatiques pratiques et elle représente un autre exemple de la manière dont cette région peut contribuer à relever les défis mondiaux."

"En tant que région, nous avons toujours dû vivre dans des conditions climatiques difficiles et nous devrons continuer à innover tant en matière d'atténuation que d'adaptation. Je suis fermement convaincu qu'une approche inclusive, fondée sur le partenariat, qui considère la transition énergétique comme une opportunité économique, est le meilleur moyen de réaliser des progrès mondiaux véritablement durables. L'initiative stratégique Net Zero des EAU est une invitation ouverte au monde entier à s'associer à nous pour développer ce nouveau modèle économique de progrès."

Dr. Al Jaber a noté que l'action politique en faveur du climat a ralenti alors même que les investissements dans les énergies renouvelables ont augmenté et que le monde a besoin de solutions pratiques, commerciales et évolutives. Il s'est montré optimiste quant à la COP26 (la conférence des Nations unies sur le climat, qui se tiendra à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021) et a donné un aperçu de la proposition des Émirats arabes unis d'accueillir la COP28.

"Après les sommets de Paris, l'action politique en faveur du climat a ralenti alors même que les investissements dans les énergies renouvelables ont augmenté et que le monde a connu une série d'événements météorologiques liés au climat. Il est donc évident que la COP26 doit commencer à réorienter les objectifs vers une approche orientée vers l'action. Le monde a besoin de solutions pratiques, commerciales et évolutives, et la COP26 offre une plateforme opportune pour changer de vitesse. Je suis convaincu qu'elle constituera un pas important dans la bonne direction.

"C'est grâce à cette approche que le monde peut véritablement saisir l'opportunité de la transition énergétique, qui consiste à utiliser la vague d'investissements dans les solutions à faible émission de carbone pour favoriser la prospérité économique de tous. Pour que cela se produise, il est clair que les pays en développement doivent obtenir le financement et le soutien technique dont ils ont besoin pour re-câbler leurs systèmes énergétiques et mettre en place des mesures d'atténuation du changement climatique.

"Nous avons besoin d'un article 6 opérationnel pour mettre en place des marchés du carbone qui peuvent aider à diriger les flux de capitaux vers des solutions à faible émission de carbone. Nous avons besoin d'une plus grande ambition en matière d'objectifs d'émissions pour combler le fossé entre les CDN actuels et les objectifs de Paris, et nous avons besoin de feuilles de route stratégiques pour faire en sorte que l'ambition devienne réalité. Il est essentiel que le monde adopte une approche globale, assortie d'une certaine souplesse, afin que chaque pays puisse suivre sa propre voie pour réduire ses émissions", a déclaré Son Excellence Al Jaber, qui a expliqué que ce sont là quelques-unes des raisons pour lesquelles les Emirats arabes unis souhaitent accueillir la COP28.

S'exprimant aux côtés de Son Altesse Royale le Prince Abdelaziz ben Salman Al-Saud, ministre de l'Energie du Royaume d'Arabie saoudite (KSA), de Marco Alverà, PDG de Snam, et de Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), M. Al Jaber a ajouté que les Emirats arabes unis chercheront à travailler en étroite collaboration avec le Royaume-Uni, qui accueillera la COP26, et avec l'Egypte, qui accueillera la COP27 et la CCNUCC.

"Les progrès réalisés lors de la COP26, de la COP27 et de la COP28 dépendront de l'adoption d'une approche inclusive réunissant tous les secteurs (public, privé, universitaire et société civile). Et cette approche doit inclure les pays disposant d'importantes ressources en hydrocarbures, car ces pays ont un rôle crucial à jouer dans la transition énergétique."

Répondant à une question sur l'initiative stratégique Net Zero des Emirats arabes unis d'ici 2050 de Fred Kempe, président et directeur général de l'Atlantic Council et modérateur de la session, Son Excellence Dr. Al Jaber a expliqué que l'initiative stratégique s'aligne étroitement sur la voie de développement dans laquelle les Emirats arabes unis se sont déjà engagés pour diversifier leur économie.

"Cette initiative est vraiment un programme économique holistique inspiré par la vision de nos dirigeants sur 50 ans pour le progrès de notre pays. Nous croyons fondamentalement que la voie vers le net zéro est un puissant vecteur d'opportunités économiques et nous utiliserons cette opportunité pour développer de nouvelles industries, de nouvelles compétences et de nouveaux emplois."

"En fait", a ajouté Dr. Al Jaber, "elle donne déjà des résultats". Il a souligné que la lutte contre le changement climatique est une bonne affaire.

"Pour ne citer qu'un exemple, les EAU exploitent trois des centrales solaires les plus grandes et les moins chères du monde. Nous investissons pour quadrupler la capacité d'énergie renouvelable des EAU et la porter à environ 9 gigawatts d'ici à la fin 2025. Cet investissement permet de développer les personnes et de créer des emplois et des opportunités."

Concernant la transition énergétique, Dr. Al Jaber a souligné qu'elle prendrait du temps et nécessiterait un mix énergétique diversifié. "Aujourd'hui, plus de 80 % du système énergétique mondial est constitué de combustibles fossiles, et environ 55 % de pétrole et de gaz, il est donc clair que le pétrole et le gaz continueront à jouer un rôle important pour répondre aux besoins énergétiques du monde. Les énergies renouvelables sont le secteur énergétique qui connaît la croissance la plus rapide, mais elles ne répondent encore qu'à environ 7 % de la demande énergétique mondiale. Les énergies renouvelables vont augmenter leur part de marché, mais cela prendra du temps."

Partageant son point de vue sur la crise actuelle de l'approvisionnement énergétique mondial, Dr. Al Jaber a noté qu'elle était le résultat d'un sous-investissement à long terme dans les combustibles traditionnels et a déclaré que les investissements dans les hydrocarbures à faible teneur en carbone devaient se poursuivre pour éviter les chocs d'approvisionnement pendant la transition énergétique. Il a souligné que depuis 2014, les investissements dans le pétrole et le gaz sont en baisse de 15 à 20 %, et l'année dernière, ils ont chuté d'un tiers par rapport à 2019, alors même que la demande augmente pour atteindre près de 100 millions de barils par jour.

"Ce sous-investissement constant rend le monde vulnérable aux chocs d'approvisionnement lorsque l'inattendu frappe, ou lorsque plusieurs événements se produisent en même temps. Le monde doit donc inverser cette tendance au sous-investissement et réaliser les investissements nécessaires pour garantir la sécurité énergétique et la prospérité économique."

La SGI vise à améliorer la qualité de vie et à protéger les générations futures en Arabie saoudite. Elle réunit des programmes de protection de l'environnement, de transformation de l'énergie et de durabilité pour travailler à la réalisation de trois objectifs primordiaux - réduire les émissions, rendre l'Arabie saoudite plus verte et protéger la terre et la mer - afin d'atteindre l'objectif commun d'un avenir vert.

Traduit par : Gihane Fawzi.

https://wam.ae/en/details/1395302984204